CHN- El-Maarouf : Sécuriser les recouvrements et assurer une gestion transparente

CHN- El-Maarouf : Sécuriser les recouvrements et assurer une gestion transparente
CHN- El-Maarouf : Sécuriser les recouvrements et assurer une gestion transparente

Moroni, mardi 10 novembre 2009 (HZK-Presse) – Installé en pleine crise sociale par les autorités nationales depuis le 25 juin dernier, le comité de direction provisoire composé de trois cadres dont un médecin, un pharmacien et un administrateur avait pour mission entre autres d'assurer la gestion de l'établissement et mettre en place les structures prévues par les Etats généraux de janvier 2008. Autant dire que le comité n'avait pas la tache facile, celle de mette en ½uvre les conclusions des états généraux d'El-Maarouf en s'inspirant des différentes orientations qui touchent tous les domaines, sur le plan administratif, financier et technique pour une période de trois mois.

Force est de rappeler qu'aussitôt installé, le comité de direction a réussi à obtenir un compromis avec les grévistes ont fini par reprendre le travail. Malheureusement, au même moment survient le crash de l'A310 et le centre hospitalier national fut transformé en un centre d'évacuation.

A en croire Dr Jean Youssouf l'administrateur principal de cet établissement public, le comité de direction a presque terminé sa mission qui lui a été dévolue. Curieusement, les autorités traînent encore le pas au risque de compromettre les acquis obtenus. Pour éclairer ses lecteurs, La Gazette des Comores a visité les lieux pour un tour d'horizon avec ce professionnel du secteur qui ne cache pas ses inquiétudes.

Il dit avoir hérité d'un dossier brûlant relatif à un contrat de prêt de l'ordre de 25 millions de francs contracté auprès de la SNPSF par la direction sortante, appuyée par le ministère de tutelle. L'établissement est ainsi contraint de rembourser sur fonds propres cette créance sur une période de 25 semaines à raison de 1 million fc par échéance hebdomadaire.

Ce montant avait servi à régler le cumul des arriérés d'un mois de salaire et de primes de garde pour l'ensemble du personnel. Cette situation a renforcé malheureusement la crise à l'intérieur même d'un établissement qui s'autogère à l'instar des centres communautaires. Or « l'Etat ne doit pas ignorer que le CHN El-Maarouf attend son appui budgétaire pour fonctionner » martèle l'administrateur.

C'est dans ce contexte difficile que le comité de direction s'est rendu à l'évidence de cette triste réalité d'un établissement public qui cumule autant d'arriérés de salaires et primes pour son personnel, et qui doit aussi honorer une dette de 420 millions fc auprès de ses fournisseurs internes et externes.

Face à cette situation, force est de constater que 60% de son personnel est constitué de contractuels, dont la masse salariale atteint les 10 millions fc par mois, entièrement financée sur fonds propres. « Un chiffre revu à la baisse après toilettage, pour un personnel qui coûtait auparavant 12 millions fc », assure l'administrateur.

Sachant aussi qu'une autre catégorie d'agents qui en principe devait être à la charge de l'Etat, (dont des spécialistes et des cadres administratifs) est payée malheureusement sur le budget de l'Etablissement ce qui porte les charges à 52 millions de francs en termes de coût annuel. D'où des charges additionnelles de l'ordre de 155 millions par an pour le personnel.

Selon Jean Youssouf, chaque mois le CHN dépense environ 39 millions fc pour des recettes variant en moyenne entre 35 à 37 millions de francs, soit un déficit de trésorerie de 2 millions chaque mois. Mais c'est à ce prix que le principal hôpital de référence du pays arrive aujourd'hui à tenir la tête hors de l'eau, alors qu'il « attend des pouvoirs publics une subvention de fonctionnement qui n'est décaissée qu'au compte gouttes », déplore le président du Comité de direction, qui espère que l'Etat se ressaisira enfin, dans l'intérêt des malades et du personnel soignant.

En dépit des efforts consentis la cote d'alerte serait atteinte, selon le comité de direction qui a déjà remis son rapport d'évaluation au gouvernement trois mois après son installation en juin dernier. En tous cas tout porterait à croire qu'il a réussi au moins dans sa politique de sécurisation des recouvrements et de transparence dans la gestion !


A.Nabahane
101109/an/hzkpresse/12h00
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# Posté le mardi 10 novembre 2009 15:51

UN AVION DE 286 PLACES ASSURERA LE TRANPORT DES PELERINS

UN AVION DE 286 PLACES ASSURERA LE TRANPORT DES PELERINS


Conférence de presse du gouvernement :
« Un avion de 283 places assurera le transport des pèlerins »

Moroni, mardi 10 novembre 2009 (HZK-Presse) – Le gouvernement sort, enfin, du mutisme dans lequel il s'était enfermé depuis le début du dossier du pèlerinage et montre sa volonté de communiquer. C'est ainsi qu'on peut interpréter la conférence de presse tenue hier après midi à la salle de conférence du ministère des relations extérieures. Et l'équipe gouvernementale a déployé la grande artillerie à cette occasion.

Sept ministres, en tout, se sont mobilisés pour « faire le point sur les démarches entreprises jusqu'ici afin de dissiper les doutes et les mensonges » lors de cette rencontre avec la presse. Il s'agit précisément d'Ahmed Ben Saïd Djaffar (relations extérieures), Ahmed Hassane El Barwane (économie), Mikidar Houmadi (transport), Fouad Mhadji (fonction publique), Afraitane Abdoulhamid (Education nationale), Elarif Oukacha (équipement), Abdouroihaman Ibrahim (affaires islamiques).

Cette « mise au point » qui s'apparente beaucoup à une séance de rattrapage pour les membres du gouvernement était indispensable, tant les craintes de voir ce voyage échouer agrandissent de jour en jour. Et malgré les assurances du gouvernement, les pèlerins ainsi que leurs familles attendent de voir avant de croire. En tout cas, cette édition 2009 du pèlerinage aura été, celle de toutes les incertitudes.

« Nous n'avons nullement l'intention d'empêcher nos pèlerins à aller accomplir leur pèlerinage. Notre devoir c'est de veiller à leur sécurité et de faciliter leurs démarches », défend Ahmed Ben Saïd Djaffar, le ministre des relations extérieures. Le chef de la diplomatie avait auparavant pris soin de rappeler les différentes étapes qui ont suivi la signature du contrat d'exclusivité pour le transport des pèlerins de cette édition 2009, accordé à l'agence Nas Glob Inc, représentée par Navin Harbi.

« Des hauts responsables comoriens étaient partis avec elle en Arabie Saoudite pour constater de visu les démarches engagées sur place et nous sommes satisfaits », a-t-il fait savoir. Avant d'ajouter « La représentante de Nas Glob vient d'obtenir un contrat avec une compagnie aérienne. Seulement, il a fallu d'abord accomplir les conditions administratives à savoir le certificat de navigabilité, le certificat d'immatriculation ainsi que l'assurance ». Ce qui expliquerait en partie le retard accusé jusqu'ici.

Une fois tous ces documents réunis, l'appareil devra ensuite effectuer un crochet sur Djeddah afin d'y subir le contrôle technique indispensable à tous les avions transportant des pèlerins sur le sol saoudien. Selon le ministre Djaffar, l'appareil qui doit transporter nos pèlerins, un avion de 283 places, est actuellement positionné à Fujeira, une ville d'Abu Dhabi. Il n'attendrait que le règlement de la facture du carburant et de la taxe aéroportuaire avant son décollage.

« D'ici demain matin cet appareil devrait être à Djeddah avant de rallier Moroni », a assuré le ministre qui a indiqué qu'un chèque destiné au payement de ces charges est déjà disponible. « Notre ambassadeur aux Emirats arabes unis n'attend que notre feu vert pour signer ce chèque », a confié le chef de la diplomatie. Pointant du doigt implicitement les agences de voyage, Elarifou Oukacha, le ministre en charge de l'équipement est revenu quant à lui sur les préparatifs du pèlerinage ces trois dernières années, affirmant que le gouvernement perdait « 100 millions Fc chaque année à cause d'une mauvaise organisation ».

« C'est pour cela que le gouvernement a pris la mesure de coordonner ce voyage afin d'éviter les difficultés. Tout pèlerins qui partirait à la Mecque sans le quitus du gouvernement comorien sera considéré comme irrégulier et risque d'être refoulé », a appuyé Abdouroihman Ibrahim, le ministre des affaires islamiques.

« La commission chargée de l'organisation du pèlerinage n'est pas prêt à confier la responsabilité de nos pèlerins aux agences de voyage », dira, Ahmed Hassane El Barwane, le ministre de l'économie. Le gouvernement réclame ainsi des agences de voyages le versement de la somme de 1 million 10000 fc par pèlerin afin de pouvoir effectuer leurs transports sur les lieux saints de l'islam.


S.A.
101109/sa/hzkpresse/15h00
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# Posté le mardi 10 novembre 2009 15:35

Les pèlerins comoriens attendent désespérément un avion

Les pèlerins comoriens attendent désespérément un avion
Près de 700 pèlerins enregistrés pour cette édition 2009 auprès des agences de voyages établis dans l'archipel attendent toujours un avion, alors que le premier contingent devait quitter l'archipel vendredi dernier, selon un programme établi par les autorités comoriennes.

Le retour des pèlerins donnent toujours lieu à des fêtes empreintes de solennité (ici à Mayotte en 1999)
Les pèlerins comoriens attendent désespérément un avion

«Notre départ reste encore incertain », nous confie Mahamoud Saïd, un jeune commerçant qui compte effectuer cette année son premier voyage vers la Mecque pour l'accomplissement du pèlerinage (Hadj), le 5 ème pilier de l'islam.

Cette incertitude est née du bras de fer qui s'est engagé entre le gouvernement comorien et les responsables des agences de voyage. Au c½ur de la controverse, la décision du gouvernement comorien d'attribuer l'exclusivité du transport des pèlerins pour cette édition 2009, à une compagnie étrangère, Nas Glob inc, représentée par Navin Harbi, une femme égyptienne qui vient de débarquer dans l'archipel. Autant dire, une inconnue dans le milieu. Celle-ci, est chargé de nouer un contrat avec une compagnie aérienne qui assurera le transport des pèlerins mais jusque là, rien de palpable ne se précise.

Un contrat avec Egypt Air avait été annoncé un temps, puis abandonné au profit de la compagnie Emirates. Celle-ci sera ensuite remplacée par une autre agence émiratie connue sous le nom de Compréhensive groupe, présentée ces derniers jours comme étant celle qui doit assurer le voyage. Mais là aussi aucune avancée n'est encore enregistrée.

Piqués au vif, par ce qu'ils considèrent comme étant une volonté de les mettre au pas , les voyagistes comoriens regroupés au sein du syndicat national des agences de voyages (Snav) se sont vigoureusement opposés à cette initiative gouvernementale. Ainsi, ils refusent de verser l'argent de leurs clients dans un compte spécial ouvert dans une banque de la place au profit de cette société, comme leur recommandent les autorités comoriennes. En réponse à cette attitude des voyagistes, la commission nationale chargée de l'organisation du pèlerinage refusait de délivrer ce laisser passer à tous les pèlerins qui n'acceptent pas de verser leur argent auprès de la banque désignée, ce qui a retardé les opérations de délivrance des visas.

« Nous n'accepterons jamais de confier notre argent à une inconnue. Nous ne voulons pas contribuer à escroquer nos clients », lançaient les voyagistes qui réclament l'annulation pure et simple de ce protocole d'accord scellé entre l'Etat comorien et Nas Glob. « Nous ne sommes pas contre l'arrivée d'opérateurs économiques étrangères dans le pays, mais ils doivent remplir les conditions requises et édictées par la loi », indique Abdallah Mohamed Kassim, le président du Snav. Selon les responsables des agences de voyages, « le gouvernement comorien devrait faire preuve de sagesse en privilégiant les compagnies aériennes qui sont présentes dans l'archipel au lieu de faire confiance à une inconnue ».

Ils auraient d'ailleurs engagé des négociations très poussées avec la compagnie Yemenia qui s'est montré disposée à assurer le transport des pèlerins mais, celle-ci, serait « soumise à des pressions et intimidations de la part de certains membres de l'équipe gouvernementale ». Jusqu'à dimanche après midi aucun contact n'aurait été établi entre les agences de voyages et les autorités comoriennes. "On nous a dit qu'on nous informera de toutes les évolutions", nous indiquait dimanche soir, un pèlerin qui sortait d'une agence de voyage.

Les dates des trois vols destinés au transport des pèlerins comoriens vers les lieux saints de l'islam étaient fixés pour le 6,7 et 8 novembre. Les pèlerins ayant effectué toutes leurs démarches administratives attendent toujours l'avion qui leur permettra de réaliser ce voyage saint qui fait rêver des millions de musulmans à travers le monde.

Face à ces couacs qui se répètent presque tous les ans au moment de l'organisation du pèlerinage, certains proposent la création d'un office national du pèlerinage qui sera seul chargé de ce voyage. « Il ne faut pas trop libéraliser ce secteur car, il y aura toujours des problèmes », pense Mahamoud Saïd.

Faissoili Abdou



# Posté le mardi 10 novembre 2009 12:06

Mise en place du Conseil des médecins à Ndzuwani

Mise en place du Conseil des médecins à Ndzuwani
10 novembre 2009


Le conseil régional de l'Ordre des médecins vient d'être mis en place à Ndzuwani, samedi dernier, à l'issue d'une assemblée élective qui avait regroupé, à l'hôtel Al-Amal, des membres du Conseil national de cet Ordre, le Commissariat à la Santé ainsi que de nombreux médecins de l'île. Sont donc choisis pour être à la tête de cet organe du corps médical, censé faire respecter la déontologie de la médecine, les docteurs Zaïdou Youssouf, Ansuffidne, Mohamed Salim et Chahassou. Ils sont respectivement président, secrétaire général, trésorier et contrôleur de l'association.
Cette assemblée n'a cependant pas été qu'élective. D'après l'ophtalmologue Chanfi Mohamed, secrétaire général adjoint du Conseil national, c'est le ministère de la Santé qui a dépêché le conseil national à venir “harmoniser les statuts”, que “ceux de l'organe régional soient conformes à ceux de l'organe central”. Selon toujours le Dr Chanfi, cette institution “manquait vraiment dans l'île, le gouverneur de l'île et sa commissaire à la santé ont aussi soutenu chaleureusement l'organisation de cette assemblée”.

source al watawn


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# Posté le mardi 10 novembre 2009 11:58

Sambi : visites d'adieu et heure du bilan

Sambi : visites d'adieu et heure du bilan
TRIBUNE LIBRE

Mouigni Abdou
Professeur de philosophie



Le président de la République, Son Excellence Monsieur Ahmed Abdallah Sambi effectue depuis plus d'une semaine un long périple en Afrique, en Asie et en Europe, en guise de visite d'adieu au terme d'un mandat de quatre ans à la tête de l'Etat comorien.



Sambi qui se trouve au Caire dans le cadre du Forum sino-Afrique profitera de l'occasion pour faire ses adieux à ses pairs africains avant de s'envoler en Turquie dans le cadre de la Conférence Islamique. Cette deuxième étape constitue une belle occasion de serrer pour une dernière fois les mains des Souverains et autres chefs de Gouvernements arabes et asiatiques. Sambi se rendra, ensuite, à Rome dans le cadre de l'Assemblée générale de la FAO, en transitant par Paris, capitale du premier partenaire économique du pays. N'est-ce pas un périple d'adieu ?

Sambi, las de la gestion d'un pays aux multiples problèmes devra en principe faire un message d'adieu à la hauteur de l'enjeu et, reflétant les réalités du moment mais aussi la gravité de la situation économique du pays et la persistance du séparatisme anjouanais. Son départ intervient dans un contexte particulièrement sombre et incertain .Sambi doit désormais faire son mea-culpa en rendant un vibrant hommage à ses prédécesseurs. Il avait sous estimé sa mission et qualifié ceux qui l'ont précédés d'incompétents et de corrompus. Il est rattrapé par une certaine réalité qu'il ignorait totalement. Le bilan est, en conséquence, très lourd.

En 2006, sur le perron de Beit-Salam, l'alternance s'est faite courageusement entre un militaire et un civil ou plutôt entre un civil et un religieux. Cela fut la réponse aux milliers de Comoriens qui croyaient toujours en une révolution religieuse, capable de surmonter les défis et apporter des solutions aux maux qui rongent le pays. C'était un moment d'espoir et de fierté pour notre pays. Cela nous rappelle la révolution à Téhéran en 1979 qui a instauré une République théocratique, islamique et populiste dirigée par Khomeini.

En 2006,à l'accession de Sambi au pouvoir,la situation était stable, mais encore fragile. Le pays avait besoin qu'on continue à l'aider à mettre en place les institutions de l'État et à assurer leur efficacité, surtout celles qui sont chargées des droits de l'homme, de la justice et de l'alternance politique, dans le cadre de l'Accord cadre de Fomboni, une étape déterminante de la consolidation de la paix dans l'archipel.

Dommage! Rien de mieux par rapport aux prédécesseurs de Sambi, lesquels ont un actif qui leur permet de s'enorgueillir aujourd'hui. Du Président Ali Soilihi, en passant par Ahmed Abdallah et Said Mohamed Djohar et en finissant par Mohamed Taki et Azali Assoumani, chacun a laissé des empruntes indélébiles. Aux historiens de faire l'inventaire et de dresser le bilan.Aujourd'hui, le pays, hanté plus que jamais par des fanatiques fréquentant des cercles douteux, est devenu un terreau de confessions religieuses. Certes, Sambi comme l'ensemble de son entourage en sont responsables.

Au terme du mandat, Sambi, connait des revers. Le volet économique et social tant vanté par l'ancien commerçant de matelas n'est pas brillant. C'est plutôt catastrophique avec ce chapelet d'arriérés de salaires des fonctionnaires et des sempiternelles grèves, au niveau du secteur de la Santé. Les grandes réussites de sa présidence évoquées par M. Dossar, son Directeur de Cabinet se résume au débarquement militaire à Anjouan. A la longue, les Anjouanais disent que ce n'est pas une fierté pour eux et n'a rien changé du quotidien de l'Anjouanais ordinaire. Dossar a parlé d'une ouverture de la diplomatie. Laquelle ?

En dehors des relations diplomatiques établies par Ali Soilihi et Ahmed Abdallah Abdérémane, le pays n'a rien enregistré de plus. Même la coopération avec l'Iran, son parrain n'a rien d'extraordinaire. Aucune chancellerie de plus à Moroni par rapport à l'héritage d'Azali. Par contre, Sambi peut, en effet, confirmer qu'il a eu plus d'aides que ses prédécesseurs. Mais où sont elles passées ? Plus d'assistance aux hôpitaux, plus de subventions à l'Université, plus d'accompagnement au niveau des administrations, plus d'investissements. Rien. Pourtant, les projets, il en a hérités. L'autre porte flambeau du régime, M. Nourdine Bourhane met en exergue les 23 millions de dollars octroyés par FMI en récompense d'une bonne gouvernance. Or la première conditionnalité d'un programme FMI/BM est la mise en place des institutions. La deuxième est l'adoption par le gouvernement d'un budget consolidé .Ni l'une ni l'autre. Et si M. le secrétaire général nous disait les dessous de table autour de l'octroi de ces fonds qui ne sont qu'une augmentation de la dette extérieure du pays. Le retrait de la question de Mayotte dans les instances onusiennes? N'est ce pas cette démarche constitue une autre forme de diplomatie ? Mais à l'envers.

Je ne suis pas le professeur Zilé ni le défunt Anzi, éminent professeur de Mathématiques mais je sais qu'entre 23 et 200, il ya un décalage. La table Ronde de Bailleurs de fonds organisée par le gouvernement Azali en décembre 2009 nous a laissé la possibilité de décaisser 200 000 000 de dollars américains. Qu'avez-vous fait de cet héritage pour vous vanter d'une dette de 2 3 millions de dollars américains ? Je comprends pourquoi, les services de Sambi n'arrivent pas à boucler les fins du mois des fonctionnaires. Maintenant, nous devons regarder vers le vaste horizon qui s'étend devant nous. Le pays est vierge et ayons confiance dans la promesse qu'offrent les Comores parce que nous connaissons tous la trempe des Comoriens , notamment ceux de l'arrière du pays.

Si Ali Soilihi a laissé derrière lui des dizaines de collèges ruraux et une reconnaissance internationale d'un archipel indépendant composé de quatre îles, Ahmed Abdallah a laissé derrière lui, le Galawa, un complexe hôtelier important et une station terrienne qui a sorti le pays de l'isolement et qui l'a préparé à entrer dans le monde numérique. Djohar pour sa part a désenclavé le pays en termes de pistes ruraux et d'énergie. Azali, père de la réconciliation nationale a créé la première université du pays, libéralisé le secteur bancaire, fait profiter le pays des Nouvelles Technologies de l'Information, parachevé les infrastructures aéroportuaires, mais surtout réconcilier les administrés de l'Administration, en rompant avec les arriérées de salaires.

Pour l'heure,nous faisons face au problème de la gestion du crash de l'A310, péri au large des Comores ; nous sommes confrontés au problème de l'énergie ; nous sommes aujourd'hui, privés même du pèlerinage. La liste est longue et nous ne sommes pas au bout de nos peines. Ce n'est plus une affaire de régimes ou de générations. Tout le monde est en péril si nous ne bougeons pas dès maintenant pour assumer notre devoir sacré vis-à-vis de ce pays meurtri. Où va le pays et à quand le sursaut national ?


Mouigni Abdou

# Posté le lundi 09 novembre 2009 15:29

Comores - Les engagements de la communauté internationale commencent à se concrétiser

Comores - Les engagements de la communauté internationale commencent à se concrétiser
Ahmed Ben Saïd Djaffar, le ministre comorien des relations extérieures, et Opia Mensah Kumah, le représentant résident du système des Nations unies signent le document.


Comores - Les engagements de la communauté internationale commencent à se concrétiser


Le ministre des relations extérieures, Ahmed Ben Saïd Djaffar, et le représentant résident du système des nations unies aux Comores, Opia Mensah Kumah, ont procédé vendredi dernier à la signature du document du programme d'appui aux élections législatives en cours.

Le système des nations unies a été désigné pour superviser ces élections en étroite collaboration avec le gouvernement de l'Union des Comores. La cérémonie de signature de ce document s'est tenue à l'hôtel Istandra en présence de certains membres du gouvernement notamment le ministre de l'intérieur et de l'information chargé des élections, Bourhane Hamidou, ses collègues de la fonction publique et de l'équipement, le secrétaire général du gouvernement ainsi que le premier conseiller à l'ambassade de France.

Cette formalité devrait permettre les différents partenaires de l'Etat comorien à concrétiser,enfin, leurs appuis financiers dans le cadre de cette échéance électorale qui se présente comme une étape cruciale à la consolidation de la paix aux Comores.

La signature d'une convention de financement estimé à 300.000 dollars (105.000.000 FC, environ 200.000 ¤) entre le gouvernement comorien et la France devrait, d'ailleurs, avoir lieu au même moment mais il a été reporté pour cette semaine.

Cela n'a pas empêché le chef de la diplomatie comorienne de présenter "nos vives remerciements et notre gratitude" envers la France, ce premier partenaire des Comores. "Les annonces qui ont été faites commencent à se concrétiser. Nous espérons que toutes les conditions nécessaires à l'organisation des élections seront réunies d'ici peu", a déclaré le ministre des relations extérieures peu après cette signature.

Ahmed Ben Saïd Djaffar, estime que cette concrétisation des engagements des partenaires de l'Etat comorien, est "une garantie de la tenue des élections aux dates prévues et dans des bonnes conditions". Le représentant résidant du système des nations unies a tenu à rappeler la position de la communauté internationale au sujet de ces élections. "Notre gage c'est de réaliser une opération crédible et transparente qui ne va pas susciter trop de controverse. Pour arriver à ce résultat, il faut la coopération de toute les parties prenantes dans ce processus", a-t-il indiqué.

Le budget des élections de 422.000 dollars reste à mobiliser

Le budget global des élections est estimé à 3.070.193 dollars soit 1.074.567.550 Fc. La contribution du gouvernement comorien est évalué à 10% de ce montant. Les engagements annoncés sont de ses partenaires sont ainsi repartis :

France : 300000 dollars
Union européenne : 1405714 dollars
Ligue des Etats arabes : 300000 dollars
Union africaine : 200000 dollars
422 000 dollars restent donc encore à mobiliser.

Faissoili Abdou

Source : Malango Comores

# Posté le lundi 09 novembre 2009 11:30

Elections législatives : J-26

Elections législatives : J-26
Elections législatives : J-26

Le document du programme d'appui aux élections est lancé


Le ministre des relations extérieures, Ahmed Ben Saïd Djaffar, et le représentant résident du Système des Nations Unies (SNU) aux Comores, Opia Mensah Kumah, ont procédé vendredi dernier à la signature du document du programme d'appui aux élections législatives en cours. Il faut noter que le SNU a été désigné pour superviser ces élections en étroite collaboration avec le gouvernement comorien.

(HZK-Presse)

La cérémonie de signature de ce document s'est tenue à l'hôtel Istandra en présence de certains membres du gouvernement notamment le ministre de l'intérieur et de l'information chargé des élections, Bourhane Hamidou, ses collègues de la fonction publique et de l'équipement, le secrétaire général du gouvernement ainsi que le premier conseiller à l'ambassade de France.

Cette formalité devrait permettre les différents partenaires des Comores à concrétiser, enfin, leurs appuis financiers dans le cadre de cette échéance électorale qui se présente comme une étape cruciale à la consolidation de la paix dans notre pays. La signature d'une convention de financement estimé à 300 000 dollars (105 000 000 FC) entre le gouvernement comorien et la France devrait, d'ailleurs, avoir lieu au même moment mais il a été reporté pour cette semaine.

Cela n'a pas empêché, le chef de la diplomatie comorienne de présenté ces « nos vives remerciements et notre gratitude » envers la France, ce premier partenaire des Comores. « Les annonces qui ont été faites commencent à se concrétiser. Nous espérons que toutes les conditions nécessaires à l'organisation des élections seront réunies d'ici peu », a déclaré le ministre des relations extérieures peu après cette signature.

Ahmed Ben Saïd Djaffar, estime que cette concrétisation des engagements des partenaires de l'Etat comorien, est « une garantie de la tenue des élections aux dates prévues et dans des bonnes conditions ». Quant à M. Kumah, il a tenu à rappeler la position de la communauté internationale au sujet de ces élections. « Notre gage c'est de réaliser une opération crédible et transparente qui ne va pas susciter trop de controverse. Pour arriver à ce résultat, il faut la coopération de toute les parties prenantes dans ce processus », a-t-il indiqué.

Le budget des élections, 422000 dollars à mobiliser

Le budget global des élections est estimé à 3 070 193 dollars soit 1.074.567.550 Fc.

La contribution du gouvernement comorien est évaluée à 10% de ce montant. Les engagements annoncés de ses partenaires sont ainsi repartis :

France : 300.000 dollars
Union européenne : 1.405.714 dollars
Ligue des Etats arabes : 300.000 dollars
Union africaine : 200.000 dollars
422 000 dollars restent encore à mobliser.
S.A. 091109/sa/hzkpresse/6h00

# Posté le lundi 09 novembre 2009 11:09

COLLECTIF POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE AUX COMORES - RESOLUTION

COLLECTIF POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE AUX COMORES - RESOLUTION
COLLECTIF POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE AUX COMORES


RESOLUTION

Considérant l'incapacité du Président SAMBI à honorer ses engagements électoraux à six mois du terme constitutionnel de son mandat, c'est-à-dire : la restauration d'une justice équitable, la lutte contre la corruption, la lutte contre la cherté de la vie et l'éradication des maisons précaires ;

Considérant l'état de détérioration des conditions de vie de la population, de dés½uvrement de la jeunesse dont le chômage atteint des sommets, de désappointement des fonctionnaires dont les salaires accusent huit mois de retard, de délabrement des infrastructures publiques, de banqueroute des entreprises publiques, alors que notre pays n'a jamais reçu autant d'aides de la communauté internationale que sous ce régime ; aides financières qui par ailleurs n'ont jamais été budgétisées;

Considérant les violations perpétrées contre la constitution et les institutions :
• Non-application des lois organiques sur le partage des compétences,
• Déviation des mécanismes de collecte et de partage des recettes publiques entre toutes les entités nationales,
• Mise à l'écart du Parlement de toutes les décisions importantes, en l'occurrence les accords avec l'Iran, le règlement de la crise anjouanaise et les préparatifs de révision de la constitution,
• Interférence dans les décisions de la Cour Constitutionnelle,
• Diabolisation de la justice, stigmatisation des fonctionnaires,
• Politisation de l'armée, transformée en un instrument de répression et d'intimidation, particulièrement à Anjouan,

Considérant la manière avec laquelle le pouvoir a imposé la révision de la constitution du 23 décembre 2001, en dépit des conclusions du Dialogue inter-comorien (3-7 mars 2009), manière qui s'apparente à un coup d'état constitutionnel dans le but de prolonger son mandat plutôt qu'à une volonté réelle d'apaiser les conflits de compétences entre l'Union et les Îles :
• Confiscation des médias d'état au profit du pouvoir,
• Utilisation des moyens de l'Etat au profit des partisans du « OUI »,
• Intimidation des fonctionnaires,
• Arrestation arbitraires dans les rangs de l'opposition,
• Corruption des électeurs,
• Bourrage des urnes par les militaires de l'AND et falsification des listes électorales,

Considérant la nature même des modifications apportées qui enfreignent les principes fondamentaux de l'Accord-cadre de réconciliation nationale du 17 février 2001 et violent l'article 37 alinéa 2 de la constitution lequel a interdit toute révision qui porte atteinte « à l'autonomie des îles » ;

Considérant les conditions arbitraires dans lesquelles la loi référendaire du 17 mai 2009 est mise en application notamment en ce qui concerne l'application de l'article 7 alinéa 1 et 2 et de l'article 7-2, lesquelles engendrent des conflits patents entre l'Exécutif de l'Union et l'Exécutif de Ngazidja ;

Considérant l'opacité des accords conclus entre l'Union des Comores et la République islamique d'Iran, particulièrement dans les domaines militaire et sécuritaire ;

Considérant l'opacité avec laquelle est gérée l'attribution des prétendues nationalités économiques et les conditions suspicieuses dans lesquelles Bachar Kiwan investit aux Comores ;

La Communauté Comorienne de France, réunie ce dimanche 08 novembre 2009 à La Courneuve, à l'appel du Collectif pour la Défense de la Démocratie aux Comores :

Exprime sa profonde préoccupation quant à la dérive dictatoriale que prend le régime du Président SAMBI et manifeste ses inquiétudes quant aux menaces qui pèsent désormais sur la paix et l'unité nationale, de par sa mauvaise gouvernance.

Appelle tous les patriotes comoriens, épris de paix et de liberté, à unir leurs forces pour exiger son départ immédiat et faire respecter la tournante en mai 2010, au profit de l'île de Mwali;

Interpelle les membres de la Cour constitutionnelle pour qu'ils cessent de se dérober à leurs responsabilités historiques pour faire respecter la constitution ;

Exhorte la communauté internationale à honorer ses engagements de veiller au respect de l'Accord-cadre de réconciliation nationale du 17 février 2001 dans lequel toutes les parties se sont engagées :
• A bâtir un Nouvel ensemble comorien qui répond adéquatement à la nécessité d'un partage équitable des pouvoirs entre l'ensemble et les Iles (point 2),
• A renforcer la cohésion nationale à travers le dialogue et la concertation afin de promouvoir les facteurs qui unissent dans le but de concrétiser les intérêts supérieurs du pays (point 3)
• Instaurer la justice, l'égalité, la démocratie la bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme et les libertés publiques, et d'impliquer tous les Comoriens dans ce processus (Point 4).

Enfin, la communauté comorienne de France demande à la communauté internationale d'adopter à l'égard du Président SAMBI des mesures identiques à celles qui sont appliquées à son homologue du Niger, MAMADOU Tanja, dans la mesure où les deux présidents agissent de la même manière et poursuivent les mêmes buts.

Elle réclame le dessaisissement immédiat du ministre F. MADEIRA, du dossier des Comores pour manquement graves à ses obligations de réserve.

La Courneuve, le 08 novembre 2009.

Pour tout Contact :
Abdoul Wahab Ahmed : 06 03 86 03 47
Email : abdoul.wahab@free.fr

# Posté le lundi 09 novembre 2009 07:15

Modifié le lundi 09 novembre 2009 15:49

Audit de la dette intérieure - 5 milliards de fausses factures

Audit de la dette intérieure - 5 milliards de fausses factures
Audit de la dette intérieure - 5 milliards de fausses factures


Les premières estimations plaçaient le montant de la dette intérieure à hauteur de 18 milliards de francs. Des travaux d'épluchage et d'analyse des comptes de l'Etat, menés par deux experts depuis le 17 octobre, ont permis de ramener cette somme à 13 milliards de nos francs.

Après trois semaines de travail, les experts chargés d'auditer la dette intérieure de l'Union des Comores ont présenté, comme prévu, les résultats de leurs travaux au vice-président en charge des Finances publiques, Ikililou Dhoinine, le samedi 7 novembre.

Avec à la clé, le montant de 13 milliards de nos francs, représentant la dette intérieure pour la période

1995-2008. Cette somme englobe l'argent que l'Etat doit à ses fournisseurs en biens et services et les arriérés de salaire des fonctionnaires.

Ces derniers représenteraient, selon la direction nationale de la dette, le plus gros morceau de cette dette : 10 milliards de francs.

L'évaluation est assortie d'une stratégie d'épurement proposée au gouvernement. A la sortie de leur tête à tête avec le vice-président, les experts ont parlé, entre autres, “d'un vaste chantier qui exige un travail continuel”. L'audit semble avoir mis un peu d'ordre dans ces écuries d'Augias que constituait la dette intérieure publique. Avant elle était évaluée à hauteur de 18 milliards de francs comoriens pour la même période. “Certains dossiers douteux qui ne fournissaient assez de justificatifs ont été éliminés.

Certains portaient des grosses sommes d'argent”, a affirmé un technicien de la direction nationale de la dette. Selon toujours la même source, la priorité est donnée au payement des arriérés de salaires des fonctionnaires. Avec la précision que ces derniers seront classés selon deux catégories : fonctionnaires en exercice et ceux qui ont fait un abandon de poste. L'autre partie de la dette, c'est-à-dire les biens et services, sera réglée à partir d'un accord qui sera trouvé entre l'Etat et son fournisseur.

En revanche, l'audit nécessite maintenant la validation du gouvernement et des bailleurs avant d'enclencher toute procédure de financement. Sur ce point, certains partenaires, notamment le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), l'Union Européenne et la Coopération française, se seraient montrés disposés à appuyer le gouvernement comorien.

Il faut rappeler, par ailleurs, que cette opération d'audit fait partie des recommandations du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre “des critères de performances” du programme de facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).

L'opération a été menée par deux experts d'un cabinet européen de conseil d'expertise-comptable et d'audit (ACE) avec l'appui de douze techniciens du ministère des Finances.

Kamardine Soulé
Source : Al-Watwan N° 1438 du 9 novembre 2009
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# Posté le lundi 09 novembre 2009 07:05

Modifié le lundi 09 novembre 2009 07:18