Le leader du parti Ridja, Said Larifou, est relaxé en fin de matinée d'hier, mardi 9 février, après avoir passé, à la gendarmerie de Moroni, moins des vingt quatre heures légales de garde à vue. Arrêté lundi dernier à l'aéroport, en début d'après-midi alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion à destination de Mayotte, l'avocat et homme politique a été entendu par la justice. Interrogé sur le motif de l'arrestation de Said Larifou, le procureur de la Republique a tout simplement fait savoir qu'il pourrait donner des informations aujourd'hui mercredi. Me Larifou doit se présenter encore aujourd'hui à la gendarmerie “pour un complément d'information”, a laissé entendre son avocat Me Baco. A en croire ce dernier, le procureur peut envoyer son client en audience ou en information.
Cependant, Said Larifou dit ne pas savoir pourquoi il a été arrêté et traduit en justice. “En tout cas, pas officiellement même si je sais que ça a un rapport avec mon engagement politique”.
Faisant allusion aux dernières marches des élèves, Larifou a, par ailleurs, affirmé que ce n'est pas la première fois qu'il exprime sa solidarité et sa sympathie envers les jeunes. Et s'il soutient les élèves et étudiants “c'est parce qu'il s'agit d'une cause nationale et de la vie de la jeunesse qui est en jeu”. Ces déclarations l'avocat les a faites à sa sortie du palais de justice de Moroni devant une foule composée essentiellement de journalistes et de badauds.
Le chef du Rassemblement pour une initiative de développement avec une jeunesse avertie (Ridja) a aussi laissé entendre qu'il allait porter plainte contre toute personne qui aurait “manigancé” pour qu'il soit arrêté.
source:al wawtan
