28 jours après la proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores, la France de Giscard, sur les conseils avisés de la cellule élyséenne décide de renverser le Président Ahmed ABDALLAH qui a eu l'indélicatesse de trahir l'ancienne puissance colonisatrice (3 août 1975). Trois années plus tard et précisément, le 13 mai 1978, le même pays remet en selle le président déchu avec l'aide des mercenaires du colonel Mustoifa Mhadjou (Bob DENARD). Après l'assissanat du président ABDALLAH dans des circonstances rocambolesques et difficilement acceptables (1989), notre partenaire porte son choix sur DJOHAR qui accéde ainsi à la magistrature suprême. En 1995, une horde de soldats français débarque à Moroni et le contraint à l'éxil à la Réunion où, il perdra définitivement son pouvoir. Cette liste n'est pas exhaustive. Pour cette dernière épisode, il conviendrait de noter que c'est semble t-il en application d'accords de défense et la demande du gouvernement légitime que les militaires français, sont intervenus. Si c'est pour restaurer l'ordre institutitutionnelle, pourquoi alors, la France a t-elle tenu à déstituer le président démocratiquement élu ? Ne cherchez pas la réponse à cette question. La logique et les voies qui guident la françafrique sont impénétrables. C'est un système basé sur l'opacité la plus totale.
Cependant ces faits qui ne peuvent être contestés, témoignent de la politique néocoloniasliste et déstabilisatrice menée par la France dans notre pays depuis 30 ans. Au gré des circonstances et de ses envies, la France allume le feu et revient en sauveur l'éteindre. Le peuple lui, n'a pas son mon dire; il doit docilement acquiescer et subir. Tout ce que la France entreprend, doit nécessairement être bon pour notre pays, pensent certains «vendus» de la place de Moroni. Je ne partage pas cette opinion. Bien au contraire, je considère que l'ancienne puissance colonisatrice a contribué à pourrir une situation qui n'en avait pas besoin. Je dis que la France a seulement contribué car, les basses oeuvres accomplies ne pouvaient être réalisées sans l'appui de quelques vassaux locaux, dont les notions d'indépendance et de souverainité n'ont aucun sens; leur seul objectif premier étant d'accéder au pouvoir et de profiter des avantages qui sont attachés à son exercice.
Mes chers compatriotes, il est bien facile pour nous, de critiquer à longeur de journée, les agissements de la France dans notre pays. Il conviendrait aussi de nous interroger sur nos défaillances dans le marasme actuel et d'assumer nos responsabilités. Comme je l'ai indiqué, la France a toujours su s'appuyer sur nos tares et notre manque de conviction pour asseoir sa politique néocoloniaste, d'asservissement et d'aliénation des consciences. Même le président français a reconnu les effets nocifs de la françafrique sur nos sociétés, il nous appartient maintenant de donner un autre élan et un dynamisme nouveau à nos relations avec le monde extérieur. Des relations d'égal à égal et non des rapports de soumission toujours en faveur des valets au service des colons. Je ne peux pas imaginer que c'est un voeux pieux mais, M. BOCKEL, minsitre français à la coopération disait récemment : « La rupture ne signifie pas renier des amitiés anciennes. Cela veut dire accompagner l'évolution des pays amis. Notre amitié doit être une amitié exigeante et sans complaisance, une amitié à l'égard d'un peuple et non de ses seuls dirigeants».
N'en déplaise à certains, je considère que la France, notamment les réseaux mafieux installés à Maoytte, ont joué le rôle de pyromanes à Anjouan. Au faîte du mouvement séparatiste, on a assisté à l'arrivée d'une légion de gourous et de mafieux de tout acabit, en provenance de Mayotte. Par la suite, le soutien accordé au régime BACAR pour assurer sa survie et la legerté avec laquelle les autorités françaises ont géré certains dossiers, témoignent de cette complaisance coupable.
En dépit de l'imminence d'une opération, si les français continuent encore à croire qu'ils peuvent contraindre BACAR à quitter le pouvoir, c'est sans nul doute parce qu'ils pensent avoir l'ascendant sur le personnage. Parallèlement, BACAR lui, sait que sans l'appui ou la complaissance de la France, son maintien au pouvoir devient hypothétique voire impossible. Toutes ces rasions me fondent à penser que si la France dispose d'une capacité de nuisance et de destabilisation, elle est aussi capable de trouver une issue pacifique à la crise. Malgré les bruits de bottes, je reste encore persuadé que la France n'a pas encore joué sa dernière carte. L'arrivée massive prévisible de clandestins sur l'île de Mayotte en cas d'affrontement armé peut contraindre la France à reconsidérer sa position et à user d'autres moyens de coércition pour obliger BACAR à quitter le pouvoir. Les français ne peuvent donc pas déroger au principe selon lequel, lorsque leurs intérêts sont mis en péril, ils se donnent les moyens d'agir. D'autre part, BACAR qui ne peut plus compter sur l'appui de la population, a sans doute besoin de voir les intentions de l'union africaine se transformer en actions concrètes sur le terrain. A cet titre, l'arrivée des contingents étrangers peut faire changer la donne et faire prendre conscience au dictateur qu'il n'a aucune chance de sortir vainqueur d'un combat visiblement inégal.
Enfin, si la France assume sa part de responsabilité dans le bourbier anjouanais et accepte de réparer ses impairs, nul doute que la guerre n'aura pas lieu. La semaine qui commence va donc être décisive.
Prions pour que nos concitoyens de Ndzouwani n'aient pas un jour, à subir les effets collatéraux d'un affrontement qui ne ferait que les plonger dans une misère encore plus grande et certainement plus difficile à vaincre.
Le 03/02/2008 // AHMED
28 jours après la proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores, la France de Giscard, sur les conseils avisés de la cellule élyséenne décide de renverser le Président Ahmed ABDALLAH qui a eu l'indélicatesse de trahir l'ancienne puissance colonisatrice (3 août 1975). Trois années plus tard et précisément, le 13 mai 1978, le même pays remet en selle le président déchu avec l'aide des mercenaires du colonel Mustoifa Mhadjou (Bob DENARD). Après l'assissanat du président ABDALLAH dans des circonstances rocambolesques et difficilement acceptables (1989), notre partenaire porte son choix sur DJOHAR qui accéde ainsi à la magistrature suprême. En 1995, une horde de soldats français débarque à Moroni et le contraint à l'éxil à la Réunion où, il perdra définitivement son pouvoir. Cette liste n'est pas exhaustive. Pour cette dernière épisode, il conviendrait de noter que c'est semble t-il en application d'accords de défense et la demande du gouvernement légitime que les militaires français, sont intervenus. Si c'est pour restaurer l'ordre institutitutionnelle, pourquoi alors, la France a t-elle tenu à déstituer le président démocratiquement élu ? Ne cherchez pas la réponse à cette question. La logique et les voies qui guident la françafrique sont impénétrables. C'est un système basé sur l'opacité la plus totale.
Cependant ces faits qui ne peuvent être contestés, témoignent de la politique néocoloniasliste et déstabilisatrice menée par la France dans notre pays depuis 30 ans. Au gré des circonstances et de ses envies, la France allume le feu et revient en sauveur l'éteindre. Le peuple lui, n'a pas son mon dire; il doit docilement acquiescer et subir. Tout ce que la France entreprend, doit nécessairement être bon pour notre pays, pensent certains «vendus» de la place de Moroni. Je ne partage pas cette opinion. Bien au contraire, je considère que l'ancienne puissance colonisatrice a contribué à pourrir une situation qui n'en avait pas besoin. Je dis que la France a seulement contribué car, les basses oeuvres accomplies ne pouvaient être réalisées sans l'appui de quelques vassaux locaux, dont les notions d'indépendance et de souverainité n'ont aucun sens; leur seul objectif premier étant d'accéder au pouvoir et de profiter des avantages qui sont attachés à son exercice.
Mes chers compatriotes, il est bien facile pour nous, de critiquer à longeur de journée, les agissements de la France dans notre pays. Il conviendrait aussi de nous interroger sur nos défaillances dans le marasme actuel et d'assumer nos responsabilités. Comme je l'ai indiqué, la France a toujours su s'appuyer sur nos tares et notre manque de conviction pour asseoir sa politique néocoloniaste, d'asservissement et d'aliénation des consciences. Même le président français a reconnu les effets nocifs de la françafrique sur nos sociétés, il nous appartient maintenant de donner un autre élan et un dynamisme nouveau à nos relations avec le monde extérieur. Des relations d'égal à égal et non des rapports de soumission toujours en faveur des valets au service des colons. Je ne peux pas imaginer que c'est un voeux pieux mais, M. BOCKEL, minsitre français à la coopération disait récemment : « La rupture ne signifie pas renier des amitiés anciennes. Cela veut dire accompagner l'évolution des pays amis. Notre amitié doit être une amitié exigeante et sans complaisance, une amitié à l'égard d'un peuple et non de ses seuls dirigeants».
N'en déplaise à certains, je considère que la France, notamment les réseaux mafieux installés à Maoytte, ont joué le rôle de pyromanes à Anjouan. Au faîte du mouvement séparatiste, on a assisté à l'arrivée d'une légion de gourous et de mafieux de tout acabit, en provenance de Mayotte. Par la suite, le soutien accordé au régime BACAR pour assurer sa survie et la legerté avec laquelle les autorités françaises ont géré certains dossiers, témoignent de cette complaisance coupable.
En dépit de l'imminence d'une opération, si les français continuent encore à croire qu'ils peuvent contraindre BACAR à quitter le pouvoir, c'est sans nul doute parce qu'ils pensent avoir l'ascendant sur le personnage. Parallèlement, BACAR lui, sait que sans l'appui ou la complaissance de la France, son maintien au pouvoir devient hypothétique voire impossible. Toutes ces rasions me fondent à penser que si la France dispose d'une capacité de nuisance et de destabilisation, elle est aussi capable de trouver une issue pacifique à la crise. Malgré les bruits de bottes, je reste encore persuadé que la France n'a pas encore joué sa dernière carte. L'arrivée massive prévisible de clandestins sur l'île de Mayotte en cas d'affrontement armé peut contraindre la France à reconsidérer sa position et à user d'autres moyens de coércition pour obliger BACAR à quitter le pouvoir. Les français ne peuvent donc pas déroger au principe selon lequel, lorsque leurs intérêts sont mis en péril, ils se donnent les moyens d'agir. D'autre part, BACAR qui ne peut plus compter sur l'appui de la population, a sans doute besoin de voir les intentions de l'union africaine se transformer en actions concrètes sur le terrain. A cet titre, l'arrivée des contingents étrangers peut faire changer la donne et faire prendre conscience au dictateur qu'il n'a aucune chance de sortir vainqueur d'un combat visiblement inégal.
Enfin, si la France assume sa part de responsabilité dans le bourbier anjouanais et accepte de réparer ses impairs, nul doute que la guerre n'aura pas lieu. La semaine qui commence va donc être décisive.
Prions pour que nos concitoyens de Ndzouwani n'aient pas un jour, à subir les effets collatéraux d'un affrontement qui ne ferait que les plonger dans une misère encore plus grande et certainement plus difficile à vaincre.
Le 03/02/2008 // AHMED