Des restes difficilement identifiables auraient été découverts près du village de Djomani dans la région de Mbude (Nord-ouest de la Grande-comore). Djomani étant le village où, justement, des témoins avaient observé le crash aérien et où avaient été conduites les premières recherches de l'épave de l'avion, les restes seront par précaution immédiatement acheminés à la morgue de Moroni pour conservation et identification. L'information allait être vite démentie.
Mais, même si la découverte était confirmée, elle ne valait pas un communiqué, mais devrait peut être gérée dans la plus grande discrétion, puisque l'information, en elle-même, a produit l'inverse de l'effet recherché, entraînant un mouvement de panique et bouleversant encore plus les familles des victimes.
Une dépêche de l'Afp, citant une source du Cosep, avait crée la confusion, entre les restes du marsouin découvert et les corps de l'Airbus A310. Le Cosep, qui avait précipitamment publié un communiqué, confirmant la découverte devait l'infirmer quelques minutes plus tard.
Le colonel, Ismeel Moegni Daho, précise par ailleurs que pour l'instant, “la délégation comorienne conduite par Idi Nadhoim et accompagné du ministre des Relations extérieures, Ahmed Jaffar, s'est rendue ce matin sur l'île de Mafia où se trouvent les corps repêchés dans la zone”.
Selon toute vraisemblance, l'attente plus longue sera plus longue que prévue.
La frégate française Floreal fait route vers l'île tanzanienne de Mafia, après la découverte dans cette zone de corps qui pourraient être ceux de victimes du crash de l'Airbus de Yemenia.
Concernant la recherche des boîtes noires, des experts du Centre de plongée et d'intervention sous la mer de la Marine nationale française sont arrivés aux Comores et poursuivent leurs "travail de localisation de plus en plus précis".
Al-watwan N° 1356 du 10 juillet 2009