Ralia : « ça suffit »
Moroni, vendredi 18 juin 2010 (HZK-Presse) – La brève interpellation, mercredi 16 juin, d'Abbas Mhadjou, le responsable en charge de la sécurité de l'île autonome de Ngazidja, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du lieutenant colonel Combo Ayouba, a failli avoir des répercussions sur la signature de l'accord pour la gestion de la période intérimaire entre l'Union et les exécutifs insulaires.
Il a fallu d'intenses tractations entre les autorités de l'Union, l'exécutif de Ngazidja et les médiateurs à la crise pour dénouer ce dossier. Abbas Mhadjou qui a passé près de 5 heures de temps dans les locaux de la police où il était entendu, a quitté ce lieu vers 20 heures, peu avant l'arrivée de Mohamed Abdouloihabi, chef de l'exécutif de Ngazidja, à Beit-Salam où s'est déroulée la cérémonie de signature.
Tout porte à croire que Mohamed Abdouloihabi avait conditionné sa participation à cette signature par le règlement de cette affaire qui touchait indirectement sa femme Ralia Abdou Dafiné. Cette dernière, s'était placée devant la porte de la Direction nationale de la sûreté du territoire (Dnst) où se trouvait le responsable de la sécurité de l'île de Ngazidja en signe de « protestation » contre ce qu'elle a qualifié d' « anarchie ».
Sa voiture garée devant le portail d'entrée du bâtiment et entourée de quelques gardes corps, elle a déclaré : « Je suis ici pour protester contre l'anarchie ». « Ça suffit ! Qu'on nous dise, enfin, si nous sommes dans un Etat de droit ou une anarchie », a lancé cette femme dénonçant le fait que des « personnes soient arrêtées de façon illégale. Je suis ici pour dire non ». Très en colère, Ralia Abdou a indiqué qu'elle était là, « pour demander la raison de l'arrestation du ministre Abbas qui est retenu ici depuis 13 heures » et qu'on lui a empêché d'entrer au sein du bâtiment de la police.
Ce à quoi le ministre de la défense, de l'intérieur et de l'information, Ibrahim Mhoumadi Sidi, a répondu qu'il s'agissait d'une personne entendue dans le cadre d'une enquête judiciaire et que la justice ne permet pas qu'il soit en contact avec d'autres personnes. Il faut dire que le geste de la première dame de l'île de Ngazidja n'était pas du goût des autorités de l'Union qui l'on vivement critiqué. Le ministre Sidi a parlé d'un « acte grave, indigne d'une femme qu'on doit respecter mais qui n'est pas au dessus de la loi » comme pour lui mettre en garde.
Et le ministre de poursuivre : « Je suis étonné, aujourd'hui, de voir ma s½ur, la femme du gouverneur, venir entraver la circulation de mon ministère ». D'un ton grave, M. Sidi a ensuite ajouté : « Cette fois-ci, j'ai fait preuve de clémence. Mais la prochaine fois, vous m'aurez devant vous. C'est fini la récréation ».
Faissoili Abdou
180610/fa/hzkpresse










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MOHOMA, Posté le samedi 19 juin 2010 02:27
C'est grave ce qui se passe au bled, elle se prend pour qui cette meuf? le pays est entrain de partir en vrille nous allons connaître des heures difficiles et je pense que les actes d'assassinats vont se poursuivre les armes circulent au bled.