
« L'objectif de ces assises est d'établir un bilan du processus de décentralisation en Union des Comores et définir les perspectives à l'horizon 2012 », précisent les organisateurs à travers des prospectus distribués dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur cet événement. Une première table ronde sur cette question fondamentale pour le développement économique du pays, était organisée en avril 2008. Il s'agit, donc, cette fois, d' « évoluer par rapport à ce qui a été retenue en 2008 », a indiqué Saendou Djazila, le ministre en charge de la fonction publique, des réformes institutionnelles et de la décentralisation, lors d'une conférence de presse à l'hôtel Le Moroni.
« Le processus est déclenché. Mais, malheureusement le cadre institutionnel n'est pas encore mis en place », a-t-il poursuivi. Ainsi, il manque « l'ossature institutionnelle », selon les mots du ministre, pour pouvoir accompagner le processus de décentralisation du pays. Il va falloir adopter, entre autres, la loi cadre sur la décentralisation/ déconcentration, une loi relative à l'élection des conseillers municipaux, etc... « Tous ces textes seront soumis à l'Assemblée nationale pour adoption à l'issue des assises », a assuré Saendou Djazila.
Les tables rondes du 16 septembre prochain seront axées, surtout, sur quatre grands thèmes suivant : bilan du processus de mise en place des communes, corpus législatif et réglementaire pour la décentralisation/ déconcentration, Genre et démocratie participative dans le processus de décentralisation et l'amélioration des ressources financières des communes. Les résultats attendus sont le fonctionnement dans les règles de la démocratie et de la bonne gouvernance des instances politiques décentralisées afin qu'ils puissent répondre aux besoins de la population, les collectivités locales doivent être en mesure d'identifier leurs besoins et mener des projets de développement répondant aux besoins spécifiques de leur communautés.
Les agglomérations et communes doivent également assurer la gestion des déchets solides. « Les enjeux de la décentralisation sont considérables. Il s'agit de rapprocher l'administration aux administrés. Monter des projets et mettre en place une dynamique pour accompagner les dits projets », a souligné Yves Chunleau, le directeur du Programme de coopération décentralisée (PCD) aux Comores. « Il est nécessaire de passer à une nouvelle étape, qui est l'étape communale voire même inter-communale », a insisté Yves Chunleau. Ce mode d'organisation territoriale permettrait, selon lui, de « réguler certains conflits villageois ».
Et ce responsable de citer l'exemple du récent conflit entre Itsandra et Bandamadji. « Si ce genre de conflits s'exprimaient dans le cadre d'une organisation territoriale intercommunale nous aurions des possibilités de régulation », a-t-il avancé. Le processus de décentralisation est encore au stade de balbutiement dans l'archipel.
Des chantiers sont lancés pour le découpage physique dans le cadre de la mise en place des communes. « Nous venons d'achever avec le gouvernorat d'Anjouan qui est composé de 12 communes et la carte communale sera publiée avant les assises », a précisé le directeur du PCD. Au niveau de Ngazidja, les communes pilotes qui sont actuellement au nombre de 70 doivent être ramenées de 28 à 29 communes. A Mohéli, le processus est actuellement au stade d'expertise.
Faïssoili Abdou
Publié par: HZK-Presse: 03/09/2010











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trawalammagi, Posté le vendredi 03 septembre 2010 23:27
A Baco, tu as raison et tant que le Mbébérou occupéra notre Alsace-Lorraine Mayotte , c'est l'instabilité qui va toujours nous accompagner et ce qui est choquant avec ce Mbébérou , il a retrouvé sa stabilité que lorsque les allemands lui ont cédé son Alsace-Lorrraine et il a plus les couilles de dire que l'alsace-Lorraine était occupé et que Mayotte a fait son choix. Je rappele que l'Alsace-Lorraine est très bien lotis avec les allemands et comme c'était une terre occupée, les allemands les avaient encore très chouchoutés et ils étaient en plus et encore très adorés que d'autres régions allemandes et pourtant, la France ne l'a pas vu de cet oreille et elle a libéré cette région Alsace-Lorraine en sacrifiant même des africains, des arabes et des asiatiques et chez en oécan indien, elle veut nous convaincre que c'est Mayotte qui a fait ce choix. Peut être que le Mbébérou est forte militairement , mais une libération s'impose aussi pour récuperrer notre alsace-lorraine à nous à savoir Mayotte. Et quand est ce qu' on dit qu'une partie du territoire d'autrui est occupée et quand est ce qu'on dit qu'une partie du territoire d'autrui a fait un choix ? Est ce que tu peux m'aider Baco ?