L'enfant de Boingoma à quelques secondes de Fomboni, s'est lancé dans la course à la magistrature suprême. A 50 ans, après la présidence de Mohéli, Mohamed Fazul vise maintenant Beit Salam. Ce préparateur en pharmacie qui s'est reconverti dans l'enseignement et par la suite dans la politique, se présente comme un des favoris du scrutin du 7 novembre prochain. Père de 4 enfants, Fazul joue la carte de l'opposition et se considère comme le moins mauvais de tous les candidats. Voici l'interview qu'il a accordée à La Gazette / HZK-Presse.
Question : Toutes ces idées demandent de l'argent. Et le président Sambi vous demande d'où viendront les fonds pour réaliser vos projets ?
M.F. : (Rire). Lui aussi a des projets et où trouve-t-il les fonds ? On va trouver des fonds avec les pays amis comme il l'a fait. Il y a eu des conférences des bailleurs sur les Comores à Doha et à Maurice. C'est un acquis qu'il faut maintenant capitaliser. Ce sont plusieurs milliards qu'on doit mobiliser et mettre à profit.
Question : Vous avez parlé des pays amis qui peuvent nous soutenir. Justement quelle sera la politique étrangère de Fazul quant on sait que Sambi avait choisi le monde arabe ?
M.F. : Tout ce qui est positif chez Sambi, je vais le poursuivre. Je vais poursuivre et améliorer l'ouverture vers les pays arabes. Mais aussi, il ne faut pas oublier que notre premier partenaire, c'est la France. Mais ici, on va revoir les accords avec elle. Il y a aussi nos amis africains qui sont nos voisins. Il faut s'ouvrir à des pays comme Madagascar, Tanzanie, Maurice ou la Réunion. Il faut profiter de l'expérience de ces pays là en renforçant les liens de bon voisinage.
Question : Vous avez trouvé positive l'ouverture aux pays arabes par Sambi. Quoi d'autre retiendrez-vous de son règne ?
M.F. : La conférence de Doha, le renforcement des relations diplomatiques avec le Koweït, le Qatar et l'Arabie Saoudite, etc. C'était aussi une bonne idée d'attirer les investisseurs arabes pour investir aux Comores.
Question : Vous étiez président de l'île pendant 5 ans et vous avez brigué un deuxième mandat mais les mohéliens ont refusé. Qu'allez-vous dire aujourd'hui aux mohéliens pour vous redonner confiance ?
M.F. : Vous ne pouvez pas comparer une seule chose. On compare toujours deux choses. J'ai été président certes mais les mohéliens ne m'ont pas sanctionné. Les mohéliens croyaient qu'ils allaient avoir quelqu'un de mieux que moi. Mais trois ans après, ils ont compris que Fazul est le moins mauvais. Je ne suis pas le meilleur mais le moins mauvais par rapport aux autres. Avec tout ce que j'ai fait dans l'île, les mohéliens ont compris que le sauveur, c'est Fazul.
Propos recueillis par A.A. Mguéni










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citoyenislam, Posté le jeudi 21 octobre 2010 13:39
Avec le quotient intellectuel (QI) qui est le sien Mohamed Saïd Fazul aurait du être placé sous tutelle. Il est en politique comme une mouche sur la soupe: pas à sa véritable place. Tous ceux qui l'ont côtoyé dans sa vie privée comme en public en sont aussi persuadés. Son baccalauréat il n'a obtenu à la 5ème tentative, après qu'une forte délégation de Boingoma eut plaidé en sa faveur auprès du jury. Niveau d'études tellement médiocre qu'en 1985-1986 la direction de l'enseignement a dû inventer une matière sans contenu (Travaux Pratiques agricoles – TPA) enseignée une seule année dans un seul établissement par un seul et unique enseignant, Fazul. Il était en service national et ses malversations ont commencé à cette époque, où l'un de ses collègues a déchiré devant les élèves et le directeur du collège de Fomboni les bulletins de notes qu'il avait falsifiés. Pour se débarrasser de lui, la direction de l'école de santé lui donné un certificat de préparateur en pharmacie sans aucune connaissance. Alors qu'il fut actionnaire dans une école privée de Fomboni, les parents d'élèves n'ont jamais voulu qu'il enseigne leurs enfants. Pour l'occuper, les collègues lui ont confié, bon gré malgré, la direction de l'établissement, bonjour les dégâts. Au Collège Islamique de Mohéli où il a été comme directeur d'établissement, il a tout détruit. C'est Boléro qui a fait de lui un politicien. A l'époque Boléro lui avait demandé de convaincre son oncle Fazul, chef de la Coalition Mohélienne, d'obtenir d'Azali Assoumani qu'il le nomme premier ministre et qu'en retour, lui, Boléro, allait en faire le gouverneur de Mohéli. Cela se passa exactement de cette façon avant que les revirements ne suivent. Malgré les sept années qu'il a passé à la tête de l'île, il n'a rien laissé et pour l'île et pour lui-même. Sa capacité de discernement ne lui a jamais permis de contrôler les millions de francs comoriens détournés avec son accord. Depuis des mois, il se croit déjà élu à Mohéli et futur président des Comores. Les Mohéliens devront répondre à cette question: «un gars qui n'a pas pu diriger une île de 40000 habitants peut-il diriger un archipel de 700 000 âmes ?» 04/30