Les parlementaires ont donné l'autorisation au président de l'Union de ratifier l'accord de financement au titre du projet d'appui à la bonne gouvernance économique entre l'Union des Comores et l'Association internationale de développement (Ida). Après l'exposé des motifs présenté par le ministre des Finances, Mohamed Bacar Dossar, la loi a été adoptée à l'unanimité des parlementaires, mercredi 29 décembre. Il s'agit d'un financement d'environ 1,8 million de dollars. L'objectif du projet, selon le ministre Dossar, est d'assister le pays dans son effort pour accroitre la qualité et l'efficacité de son système de gestion des finances publiques.
“Ce projet s'inscrit dans le plan d'action du gouvernement. Il contribuera à l'utilisation efficiente et transparente des ressources publiques. Dans cet aspect, je vous remercie pour cette confiance placée en nous, gouvernement de l'Union des Comores“, a déclaré l'argentier de l'Etat après l'adoption du texte. Le président de l'assemblée Bourhane Hamidou a estimé que “ce texte phare qui reflète les grandes orientations des finances publiques a été adopté sans trop de peine“.
Le patron du palais de Hamramba a rappelé qu'il ne suffisait pas de voter cette loi mais qu'il fallait veiller à l'exécution du budget comme il se doit. En effet, a-t-i conclu : “cette loi constitue une aubaine pour notre économie quand on tient compte des nouvelles opportunités qui s'offrent à la relance du secteur privé“. Les bailleurs de fonds partenaires des Comores et le gouvernement ont reconnu que le fait de mettre en place un système de gestion des finances publiques durable est une condition importante pour assurer un cadre macro économique sain.
La principale raison qui a poussé le parlement à adopter ce document des finances, c'est la dernière position occupée en 2009 par les Comores dans le rapport du Pnud. Dans ce dernier, qui évalue la qualité du développement humain, les Comores sont placées 139e parmi 182 pays. Etant au terme des travaux de la seconde session annuelle ordinaire du parlement, le président Bourhane a saisi l'opportunité pour souhaiter bonne année et réussite à tous. Le débat sur le code de santé qui a été programmé pour cette session été reporté “à la première session de l'année 2011”.
Elie-Dine Djouma










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