La lettre ouverte des Watwaniya de Magudju à Monsieur l'ambassadeur de France aux Comores

La lettre ouverte des Watwaniya de Magudju  à Monsieur l'ambassadeur de France aux Comores


Il y a plusieurs jours de cela, l'ambassadeur de France à Moroni faisait une tournée dans les quartiers de la capitale. Invité par ses amis comoriens, dont « Kiki » (Direction de la Douane nationale/ France Comores Echange) et Moussa Said (Historien), il est officiellement parti visiter les foyers culturels de Badjanani/ CCLB, Mtsangani/ CASM et Magudju/ BARGUM.

Les détracteurs du fameux Kiki, dont le travail actuel consiste à défendre les intérêts français en terre comorienne, ont prétendu à la suite de cette visite qu'il s'agissait d'une man½uvre pour booster sa présence aux prochaines élections, législatives. Se montrer aux côtés des autorités françaises serait une manière pour lui de donner une visibilité à d'éventuels appuis, qui se terrent d'habitude dans l'ombre. Vrai ou faux ? Simple bla bla de détracteur ou réalité qui ne dit pas encore son nom ? Kiki de la République, comme il se fait appeler, serait le dernier joker qu'utilisent les Français à Moroni, avec le Mahmoud patron de la CBE, et quelques autres personnalités moins intrigantes certes, mais toutes aussi troubles dans leurs comportements publics. A se demander s'ils ne confondent pas leurs intérêts avec ceux d'une nation sous contrôle...

Il est probablement temps pour les électeurs de commencer à se poser certaines questions sur ce plan. Nous autres, du Collectif Komornet, qui n'avons pas la science infuse ni l'analyse trop claire, nous nous interrogeons, à priori, et sans vraiment savoir pourquoi, sur ce qui se profile derrière les cancans de la politique comorienne vus depuis Moroni. Sommes-nous en train de jouer à cache-cache avec la France de Sarkosy sous les tropiques au point d'oublier qui nous sommes et pourquoi nous en sommes là ? Que souhaite l'ambassadeur Luc Hallade dans son approche du milieu associatif et culturel comorien à Moroni ? Serait-il en train de distribuer quelques visas aux leaders d'opinion en signe d'amitié pour préparer les minorités de blocage demain contre Sambi ou contre les Mohéliens à l'assemblée ? On ne sait jamais où se niche le fond du c½ur dans la relation coloniale à tête banalisée...

Ce qui est sûr, c'est que les Watwaniya de Magudju se sont fendus d'un texte, à l'intention de l'ambassadeur de France en visite, l'interrogeant sur ce qui l'amène dans nos quartiers. Ce texte, dont nous vous rapportons ci-dessous le contenu exact, est en diffusion sur la place publique depuis cette visite. Il commence ainsi :




A Monsieur l'Ambassadeur de France à Moroni

La France, et son action aux Comores, sont l'objet d'une interrogation permanente sur nos places publiques. Nous sommes, nous, citoyens de ce pays, conscients du rapport complexe entretenu par nos dirigeants avec ce qui passe pour être l'ancienne puissance coloniale, bien que nos pas soient encore inscrits dans un processus de décolonisation ratée. Notre regard accroche bien souvent sur la même question, celle de Mayotte la séparatiste, sans que n'éclatent les non-dits de la relation sous domination.

Connaissant cela, et bien d'autres choses, il était nécessaire de saluer la venue du représentant de cette France dans notre quartier par un sentiment de réserve. Que veut-il ? Que souhaite-t-il raconter à la jeunesse de cette ville ? La tradition d'hospitalité du Comorien oblige à s'incliner, et nous n'avons pas de ranc½ur à exprimer à son égard. Nous nous demandons simplement le pourquoi de ce déplacement à Magudju. Souhaite-t-il nous aider ? A quoi, et à quelles fins ?

Le malheur d'un pays pauvre est de toujours quémander sans trop s'inquiéter de ce qui est donné par la main qui nous sourit. Il nous semble nécessaire de dire à Monsieur l'ambassadeur de France à Moroni que sa présence parmi nous suscite un débat pour le moins intéressant : vient-il en ami ou en ennemi ? De le dire n'empêche pas de bien le recevoir, et nous le faisons en respect de la mémoire des nombreuses victimes du néocolonialisme en ces îles.

Les Comores sont ce pays pauvre sans cesse mis en déroute à cause du maintien de la présence française à Mayotte, et nous ne l'oublions pas. Mais voilà que nous sommes sommés d'applaudir la présence de cette même France dans nos quartiers. Nous demandons à ceux, qui, parmi nous, ont cherché à ce que que Monsieur l'ambassadeur vienne saluer nos mémoires défraîchies, de bien vouloir lui faire entendre nos interrogations, sans que cela ne devienne un crime de lèse-majesté.


Watwania de Magudju

*Rappelons que ce tract a été distribué sous tension à Magudju lors de la visite de l'ambassadeur Luc Hallade dans ce quartier de Moroni. Une des personnes qui tractaient... s'est vue confisquer son tee-shirt sur lequel était marqué 'emblème de Watwaniya (patriote) par les amis (ou nervis) de Monsieur Kiki. Quelques jours plutôt, le même Kiki aurait offert de l'argent à un membre des Watwaniya de Magudju en échange d'un service rendu contre ses propres camarades, à l'occasion de cette virée de Monsieur l'ambassadeur de France dans le quartier. Kiki aurait ainsi voulu prouver son amitié envers la France, en lui servant des têtes d'agitateurs politiques supposés sur un plateau. Vérité ou mensonge ? Moroni raconte tellement d'histoires que nous ne saurons jamais ce qui est de l'ordre ou non de la fiction à deux sous. Nous nous contentons juste de rapporter ce qui est dit ici, et vous laissons maître, vous, cher lecteur, de l'analyse. Que ceux qui ne saisissent pas nos limites dans cette histoire nous écrivent, nous répondrons.

Collectif Komornet
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 00:46

Crash de la Yemenia : des passagers sous une fausse identité

Crash de la Yemenia : des passagers sous une fausse identité
Une fraude de Comoriens sans papiers rend complexe l'identification des victimes de l'accident d'avion du 30 juin dernier.

Les enquêteurs se heurtent à un problème inédit. Selon nos informations, quatre personnes sur les 142 passagers voyageaient sous une fausse identité à bord de l'Airbus A 310 de la Yemenia, qui a disparu en mer au large des Comores le 30 juin dernier. Cet avion, qui est parti de Paris-Orly et a fait une escale à Marseille, avait à son bord 66 ressortissants français. Un seul a survécu à la catastrophe.
Détenteurs de visa arrivant à expiration et donc légalement obligés de rentrer au pays, quatre Comoriens ont ainsi demandé à des proches, eux de nationalité française, de voyager à leur place. Grâce à ce stratagème, les Comoriens pouvaient rester illégalement en France sans être recherchés.
Crainte de l'erreur humaine
Par conséquent, des victimes qui ont péri en mer ne sont à ce jour pas identifiées car elles voyageaient sous une autre identité. «Ces échanges de papiers posent un problème pour l'identification des victimes et la procédure d'indemnisation, explique une source proche du dossier. Les autorités se sont rendu compte du problème très tôt : elles ont appelé des familles pour les prévenir de la disparition d'un proche qui n'avait en fait pas quitté le sol français.»
Contactée par Le Figaro, la gendarmerie du transport aérien n'a pas souhaité faire de commentaires. Selon nos informations, les autorités enregistrent en moyenne une tentative chaque jour de passage des barrages de police avec des faux papiers sur le seul aéroport d'Orly. Les passagers mystères du vol Yemenia du 30 juin posent la question du contrôle effectué ce jour-là à Paris et Marseille par la police de l'air et des frontières (PAF). La fraude documentaire est un des principaux vecteurs de l'immigration irrégulière.
Pour l'instant, aucune explication définitive sur l'accident n'a été avancée par les autorités comoriennes chargées de l'enquête. Les boîtes noires, qui ont été repêchées à la fin de l'été par 1 200 mètres de fond, sont en cours d'analyse et n'ont pas encore rendu leur verdict. Selon un proche de l'enquête, les enregistrements des conversations dans le cockpit (Cockpit Voice Recorder) seraient «illisibles», tandis que les données de vols (Data Flight Recorder) «devraient fournir davantage d'informations».
À ce jour, aucune famille de victimes n'a encore été indemnisée. «Nous venons d'obtenir le principe d'une indemnisation de la part de la compagnie Yemenia par ayant droit et non par victime», explique
Me Fabien Perez, avocat des familles de victimes de l'accident. Des négociations sont actuellement en cours avec un médiateur pour déterminer les montants d'indemnisation en fonction des situations économiques des familles. Celles-ci craignent aujourd'hui que l'erreur humaine ne soit avancée et que la responsabilité de la compagnie Yemenia, dont l'état des appareils a été mis en question, ne soit pas engagée.


Source : Le Figaro
Fabrice Amedeo

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 15:56

Législatives 2009 : Jour J-31, la majorité présidentielle présente des candidats partout


Moroni, mercredi 4 novembre 2009 (HZK-Presse) – Le parti au pouvoir est déterminé à affronter ces législatives qui ont comme enjeu principal l'harmonisation des élections et comme conséquence la prolongation du mandat du président Sambi. Pour multiplier ses chances d'avoir la majorité au congrès [Assemblée nationale et Conseils des iles], « le Baobab présente des candidats pour le prochain scrutin des députés et conseillers des îles dans toutes les circonscriptions du pays », annonce le secrétaire général du gouvernement, qui s'occupe du dossier des élections dans la majorité présidentielle.

Parmi les candidats du pouvoir, il se trouve des ministres et des directeurs généraux. Mais Nourdine Bourhane affirme « qu'aucun bien de l'Etat ne sera utilisé à des fins de campagne en faveur d'un candidat du pouvoir. Des pays et des amis du pouvoir vont aider la majorité présidentielle à financer sa campagne ». Tout comme les autres états-majors politiques, la mouvance présidentielle prépare et trie ses cartes pour affronter les élections législatives du mois de décembre.

Les partis proches du pouvoir ont déjà décidé sur la stratégie d'attaque. Le bilan du président Sambi pendant ses 3 années passées à Beit-Salam sera le principal argument de ses candidats. « Sambi et son gouvernement ont beaucoup fait. Les réalisations sont palpables pour nous donner encore confiance », indique très confiant le secrétaire général du gouvernement. Pour étayer sa thèse sur ces réalisations, Nourdine Bourhane évoque, « le programme post-conflit et les bonnes relations avec le FMI qui ont débouché sur le programme FRPC témoigne de la bonne gouvernance. Le pays n'est jamais arrivé à ce point très important. Moroni est embelli comme une vraie capitale. On a décaissé l'argent pour la route de Jimlimé pour ne citer que cela ».

En parlant du programme FRPC, l'opposition le considère que « les Comores sont éligibles dans ce programme par pitié et non pas par bonne gouvernance ». Mais la majorité présidentielle répond en rappelant que « jamais les institutions de Breton Wood ne font les choses par pitié. Elles ont des critères liés à la bonne gouvernance qui les guident dans leur choix ». Le pouvoir a déjà choisi « un baobab » comme symbole de campagne. Le parti au pouvoir assure que « celui qui n'a pas comme symbole le Baobab, ne relève pas de la majorité présidentielle ». Avec le baobab, la Mouvance qui a souvent représenté la majorité présidentielle est un peu éclipsé.

« Le symbole du baobab regroupe toutes les formations politiques qui soutiennent le président Sambi. Il peut s'agir du MCJP, du PEC ou du FNJ entre autres », martèle Nourdine Bourhane. Le regroupement autour du baobab ne cache en rien la position de certains partis et des personnalités proches du pouvoir qui font cavalier seul dans certaines circonscriptions. C'est pourquoi les mauvaises langues parlent « d'une division et de dissidence » au sein da la majorité présidentielle.

Souvent, c'est la confusion dans certaines localités. Les électeurs ont du mal à savoir qui est le véritable candidat de la majorité présidentielle. Mais le parti au pouvoir est conscient et le secrétaire général du gouvernement déclare « qu'il est trop tôt pour parler de dissident. Tant que l'élection n'a pas eu lieu tout peut se faire. Il peut y avoir des surenchères ».


A.A. Mguéni
041109/aam/hzkpresse/21h00

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 15:20

Pèlerinage 2009 :460 pèlerins attendent toujours...

Pèlerinage 2009 :460 pèlerins attendent toujours…


Moroni, jeudi 5 novembre 2009 (HZK-Presse) – Aucun accord n'avait encore été trouvé hier soir, sur la grave crise du pèlerinage. Le bras de fer engagé par le Syndicat national des agences de voyages (SNAV) continue, malgré l'espoir suscité par l'ouverture d'une ultime négociation par le gouvernement, hier mercredi à l'issue d'un conseil de ministres qui n'a pas réussi à dénouer la situation.

A quelques heures du départ de la mission diplomatique saoudienne chargée de délivrer les visas d'entrée en Arabie saoudite, chaque partie a campé sur ses positions laissant très peu de marge à un improbable compromis, pendant que ladite mission s'apprêtait à quitter Moroni ce jeudi 05 novembre, soit la veille du départ annoncé du premier contingent de nos pèlerins.

Le gouvernement persiste et signe dans sa volonté d'imposer aux agences de voyage sa proposition. « Aucun visa ne serait délivré aux candidats au pèlerinage s'ils ne versent pas l'argent demandé du package sur un compte bloqué ouvert à Exim-bank à Moroni », a-t-on indiqué à La Gazette hier soir, dans les couloirs du ministère des relations extérieures où se poursuivaient les discussions.

Cette mesure est vivement critiquée par les agenciers de la place réunis autour du Snav, et qui revendique un effectif de 460 candidats inscrits sur les 600 déclarés dans les manifestes des agences. La commission gouvernementale chargée du dossier n'aurait enregistré à ce jour qu'un chiffre dérisoire de quelques 80 pèlerins.

Face à cette situation qui risque de tourner au fiasco comme nous l'écrivions déjà la semaine dernière, c'est le désarroi total. La colère monte chaque jour contre les organisateurs du voyage des lieux saints, que ce soit du côté des agences ou du gouvernement, et l'on se rend compte que l'enjeu est de taille.

Les professionnels veulent en découdre avec NAS Globe, un opérateur jusqu'ici inconnu du milieu à qui le ministère chargé des affaires islamiques a attribué dans l'opacité totale le marché du pèlerinage. C'est ainsi que le directeur de l'agence Matembezi se dit solidaire avec le SNAV. L'arrivée à Moroni hier du directeur général de la compagnie Yémenia avec qui le SNAV a déjà engagé des négociations très avancées pour le transport « aller et retour » des 460 candidats, pourrait résoudre l'énigme par la confirmation des réservations des billets et du plan de vol selon des sources proches du dossier !

La directrice adjointe de l'agence GTI martèle : « Le visa d'entrée en territoire saoudien a été toujours gratuit partout ailleurs et non utilisé comme objet de chantage, comme semble vouloir le faire le gouvernement comorien, qui a intérêt à faciliter et garantir les conditions de voyage de nos pèlerins, et surtout s'occuper des démarches administratives en cas de besoin ».

Car les agences ne comprennent pas la motivation des mesures prises par les autorités comoriennes à travers le contrat conclu le 29 octobre dernier entre le ministre des affaires islamiques Abdouroihmane Ibrahim et la représentante de NAS-Glob, Dr Navin Harbi [dont La Gazette s'est procuré une copie, voir fac-similé]. Ce document recommande à la direction d'Exim Bank l'ouverture « d'un compte bloqué afin de verser la somme destinée au pèlerinage jusqu'à ce que la compagnie NAS Globe remplisse sa condition c'est-à-dire jusqu'à ce que le vol charter atterrisse à l'aéroport prince Saïd Ibrahim (Hahaya)».

Et le même courrier de préciser que « NAS Glob Inc a été désignée par l'Etat comme étant l'organisateur du pèlerinage pour l'année 2009 ». Une exclusivité dénoncée dans un communiqué par la Fédération du secteur privé comorien (FSPC) comme « contraire aux règles de passation de marché, et ce au mépris des agences de voyages existantes sur le marché comorien ».


A.Nabahane
051109/an/hzkpresse/9h00
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 15:18

Coopération Sino-africaine. Une école polytechnique en étude

Coopération Sino-africaine. Une école polytechnique en étude
05 novembre 2009


La Chine et l'Afrique se rencontrent à Charm El-Cheikh en Egypte, pour évaluer la réalisation des actions découlant du Sommet et du forum de Beijing. L'ambassadeur de Chine en Union des Comores, Tao Weiguang nous a accordé un entretien, pour parler de la coopération mais aussi évaluer les huit mesures soutenant le développement. Durant le processus de la mise en ½uvre des huit mesures, la partie chinoise et la partie comorienne ont signé l'accord relatif à l'annulation de la dette et l'accord des produits comoriens bénéficiant d'un tarif zéro vers la Chine.
Depuis trois ans, les deux gouvernements ont signé plusieurs protocoles de coopération, à la base desquels la Chine a fourni plusieurs aides financières et une grande quantité de matériaux d'adduction d'eau, sans oublier la réalisation des travaux de la nouvelle aérogare de l'aéroport international Moroni-Hahaya. En outre, une école primaire est en construction, une mission d'experts agronomes a déjà commencé à travailler aux Comores, et une autre devant venir mener des études pour la construction d'une polytechnique.


# Posté le jeudi 05 novembre 2009 11:55

Conférence sur le développement des Comores à Doha en 2010. Une délégation de Qatar est en visite à Moroni

Conférence sur le développement des Comores à Doha en 2010. Une délégation de Qatar est en visite à Moroni
05 novembre 2009


Le vice-ministre des Affaires étrangères de Qatar, Mohamed Abdallah, à la tête d'une forte délégation, effectue une visite de travail de quelques jours dans notre pays. Arrivé à Moroni, le mardi 3 novembre à abord d'un vol spécial, Mohamed Abdallah et sa suite ont été reçus hier, à Beit Salam, par le président de la République, Ahmed Abdallah Sambi.
L'objectif de ce voyage dans l'archipel est de préparer avec les autorités nationales la conférence sur le développement de l'Union de Comores prévue en février 2010 à Doha au Qatar. “Nous sommes venus ici pour étudier ensemble la meilleure façon de présenter les secteurs les plus importants qui nécessitent des gros investissements en Union des Comores à la prochaine conférence de Doha”, a déclaré Mohamed Abdallah à la sortie de sa rencontre avec le chef de l'Etat.


source :al watawn
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 11:54

Défense. “Les Comores ne sont pas à l'abri d'actes de piraterie”

Défense. “Les Comores ne sont pas à l’abri d’actes de piraterie”


“Nous nous attendons à ce que les pirates arrivent d'un jour à l'autre aux Comores” a déclaré hier à la presse kenyane le chef d'état-major, le général Salimou Mohamed Amiri, qui participe à une réunion de l'Esbricom à Mombassa. En effet, devant la multiplication des actes de piraterie dans la région, il craint que les Comores ne soient dans le viseur des pirates. C'est ainsi qu'il mise beaucoup sur l'aide des pays amis pour aider notre pays à renforcer l'unité locale de garde-côtes.
A priori, la flotte comorienne, composée de petits cargos effectuant des liaisons avec Zanzibar, Dar es Salam en Tanzanie ou Madagascar, est loin de constituer une cible de choix pour les pirates qui, généralement, s'attaquent à des bateaux plus importants ou plus luxueux.
En juillet dernier, la Commission de l'Océan Indien (Coi) avait organisé un séminaire sur ce thème de la piraterie à La Réunion. Le secrétaire général de l'organisation, Calixte d'Offray, avait rappelé à cette occasion que “13 navires et 200 marins des états membres étaient aux mains de divers groupes de pirates somaliens”.


source :al watawan

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 11:52

COLLECTIF POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE AUX COMORES

COLLECTIF POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE AUX COMORES
DECLARATION

Les propos selon lesquels, "le mandat du président SAMBI est déjà passé de 4 à 5 ans depuis la réforme constitutionnelle «, tenus par Bacar Dossar, dans le journal Albalad du 28 octobre dernier, sont une provocation fortuite, irresponsable et intolérable.

Par cette déclaration, le directeur de cabinet du Président SAMBI:

1. Méjuge les violations flagrantes perpétrées par le pouvoir à l'encontre de l'Accord sacré de réconciliation nationale du 17 février 2001 et plus particulièrement celles qui transgressent l'article 37 alinéa 2 de la constitution du 23 décembre 2001 lequel a interdit toute révision de la constitution qui porte atteinte " à l'autonomie des îles» ;

2. Méconnaît les requêtes intentées par l'opposition auprès de la Cour Constitutionnelle pour contester les conditions d'organisation du référendum du 17 mai 2009 ; requêtes qui sont toujours de rigueur dans la mesure où la Cour Constitutionnelle ne s'est pas prononcée sur le fond mais plutôt sur la forme en se déclarant « incompétente » en la matière ;

3. Méprise les conflits qui existent toujours entre l'Union et l'Île Autonome de Ngazidja lesquels interpellent toujours la Cour Constitutionnelle sur les conditions d'application de la loi référendaire du 17 mai 2009, notamment en ce qui concerne les dispositions de l'article 7 alinéa 1 et 2 et de l'article 7-2. Il s'agit, rappelons-le, de dispositions constitutionnelles régies clairement et précisément par la constitution, mais que les dispositions transitoires de la loi référendaire ont omis de préciser les conditions de leur application. Le Président SAMBI, profitant de l'article 22 de la loi référendaire, en a saisi l'opportunité pour les régler à sa convenance, en violation de la constitution elle-même.

4. Mésestime la gymnastique déployée actuellement par la Cour Constitutionnelle, réduite à jouer les "équilibristes", pour surmonter ses contradictions, pallier ses déficiences et calmer les tensions, le tout dans le but de satisfaire tout le monde au détriment même de la constitution : (a) Annulation de certains articles de l'Ordonnance du Président de l'Union relative à l'organisation et au déroulement des élections législatives, pour calmer les ardeurs de l'opposition ; (b) Invalidation de l'arrêté de l'exécutif de Ngazidja qui a nommé les membres de la Commission insulaire électorale, pour complaire le pouvoir.

5. Déconsidère les efforts déployés par la classe politique, toutes tendances confondues d'ailleurs, et la communauté internationale pour éviter au pays des écueils à la Nigérienne qui risqueraient de paralyser le fonctionnement des institutions pour longtemps, notamment l'accord consensuel intervenu le 23 octobre dernier entre l'opposition et le pouvoir en vue de poursuivre le processus d'organisation des élections législatives.

Soient des problèmes réels liés aux modalités d'application de la constitution et de fonctionnement des institutions, et des démarches en vue de trouver un consensus national pour sauver le processus de réconciliation nationale du 17 février 2001, qui sont posés par l'opposition démocratique et qui ne peuvent être méprisés ou ignorés.

En conséquent, les propos tenus par Bacar Dossar, directeur de cabinet du Président SAMBI, sont inacceptables et méritent d'être vigoureusement condamnés par le président SAMBI et son gouvernement et par tous les démocrates comoriens où qu'ils se trouvent.

Le Collectif pour la Défense de la Démocratie aux Comores demande que :

1. Le président de la République s'explique clairement, dès maintenant, sur le respect ou non de la durée du mandat pour laquelle il a été élu en 2006 et sur le respect de la tournante, en

mai 2009, au bénéfice de l'Île de Mohéli, conformément au serment prononcé le jour de son investiture et aux nombreuses déclarations faites sur les ondes et auprès de la diaspora.

2. La Communauté internationale use de son influence pour créer les conditions pour une application harmonieuse et progressive des réformes apportées à la constitution du 23

décembre 2001.



Fait à Paris, le 04 novembre 2009.



Pour le Collectif

Abdoul Wahab Ahmed

Salim Hassane Ahmed

Youssouf Saidou

Adinani Youssouf

Abdou Moegni


Pour toute correspondance : Contacter

Abdoul Wahab Ahmed – Email : abdoul.wahab@free.fr

Tel : 06 03 86 03 47

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 17:18

12 novembre 2009 : UNE CELEBRATION A LA HAUTEUR DES ENJEUX

12 novembre 2009 : UNE CELEBRATION A LA HAUTEUR DES ENJEUX
Le 12 novembre 2009 se trouve à la croisée des chemins. Le pays doit en prendre la mesure et se mobiliser largement pour accélérer la tendance qui se dessine.
Car au delà des apparences qui ferait croire à un blocage, voire à une intégration définitive de Mayotte dans la France, une solution de la question de l'Ile comorienne de Mayotte s'esquisse dans une lame de fond qui devient de plus en plus perceptible pour les plus avertis.
Il y a en premier lieu, la proposition « UN ETAT DEUX ADMINISTRATIONS », proposition audacieuse à caractère historique du Chef de l'Etat comorien. Une proposition du Président Sambi qui a suscité une large adhésion dans le pays et à l'extérieur, une proposition qui a mis la France dans l'embarras
Il convient de prendre aussi en compte la proposition française. Après moult tergiversations, la France a du reconnaître que les quatre îles de l'Archipel sont s½urs. Au lieu d'en tirer les conséquences, à savoir la vocation des quatre Iles Comores à constituer un Etat nation indivisible, la France a formulé une proposition : « DEPASSER LE CONFLIT FRANCO COMORIEN SUR MAYOTTE PAR LA COOPERATION ».
La proposition française est inacceptable puisqu'elle demande de mettre de côté l'essentiel, elle suppose que pour les Comoriens, l'intégrité territoriale est secondaire.
La proposition française est inacceptable puisqu'elle n'inclut pas la suppression du visa Balladur dont on connaît les conséquences humaines. La France milite pour la suppression des barrières entre les pays européens et érige un mur entre les îles d'un miniscule archipel, occasionnant des milliers de morts. De quelle coopération peut-il être question quand une propagande venimeuse à Mayotte cible les Comoriens non maorais, « ces clandestins singuliers sources de tous les maux ».
La proposition du Président Sambi, par contre traduit une haute perception des rapports de force, des concessions inévitables et une solution progressive qui permettra une véritable réconciliation nationale des îles comoriennes et une page nouvelle dans les relations amicales entre les Comores et la France, deux pays aux liens intimes sans pareils dans le monde.
Le Président Sambi propose des négociations entre les Comoriens et les Français avec facilitation internationale pour paver la voie de la réconciliation nationale.
Toutes les conditions sont aujourd'hui réunies pour « parachever l'indépendance inachevée » de 1975. La balle est dans le camp français.
Une célébration grandiose du 12 novembre 2009, derrière le Président Sambi, conforterait encore plus la démarche comorienne et accroîtrait les chances d'aboutir


RENDEZ-VOUS DONC
LE 12 NOVEMBRE 2009 à 9heures
AU PALAIS DU PEUPLE


Le Comité Maore
03/11/2009

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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 16:27