HALTE A LA CATASTROPHE, S'IL VOUS PLAIT !
A quatre jours de l'échéance déterminante du 29 juin 2008, Mohamed Dossar, directeur de cabinet du président Sambi par ordre de celui-ci, écrit au Président de la Cour Constitutionnelle pour lui signifier la fin de son mandat et le souhait du président de l'Union à vouloir le remplacer. La lettre a été glissée en catimini auprès des chargés de la sécurité sans bordereau ni cahier de charges.
Avant d'apprécier l'inconstitutionnalité de la démarche, il convient de signaler l'orgueil d'un pouvoir dépourvu de la connaissance et du non respect des règles élémentaires de l'administration et des lois républicaines.
Nous manifestons notre solidarité à la Cour Constitutionnelle et nous nous joignons à elle pour défendre le droit et le respect de notre constitution.
Nous retenons qu'il s'agit de man½uvres dignes d'une dictature qui veut à tout prix placer le bébé Moussa à la tête de l'île de Ndzouani. Il aurait suffit de peu pour qu'on sorte un décret le nommant carrément président.
L'attitude indépendante et démocratique de la Cour Constitutionnelle ne plait pas en haut lieu et plus particulièrement, son jugement du scrutin du 15 juin à Anjouan. Il faut donc enlever ce grain de sable qui risque de gêner et de gripper la machine à frauder. Ils ignorent que la période de « NARAVOTE WANA » est révolue et a fait place désormais à « YEZI NAYIRENGWE MSUTRUNI ».
De toute façon, toutes ces gesticulations dangereuses ne font qu'aiguiser la détermination des Comoriens anjouanais à voter pour le candidat qu'ils ont choisi : l'incorruptible Djaanfari.
Oui des gesticulations en évolution sensible qui se manifestent par
- les intimidations et les menaces d'arrestation des partisans de Djaanfari par des éléments de l' A.N.D. ; - la mutation vers Moroni des militaires soupçonnés pro- Djaanfari ; - la confiscation par des militaires soudanais des sommes d'argent allant de 7500 à 35000fr au cours de fouilles des véhicules sur des barrages établis un peu partout sur l'île; - la distribution de sacs de riz, de bons de carburant et autres matériels de construction en plein jour ; - la corruption par l'argent, l'achat de carte de vote, si ce n'est la confection des nouvelles cartes.
Au total et en bref, par l'utilisation arrogante des moyens de l'Etat en faveur du candidat du pouvoir.
Ce climat présage un hold up électoral planifié aux conséquences désastreuses. Nous le disons haut et fort pour ne pas être complices d'un drame devant l'histoire. Nous appelons encore une fois à la sagesse du chef de l'Etat, garant de la Constitution et du destin du peuple comorien pendant encore un peu moins de deux ans.
Sinon comment comprendre un chef de l'Etat qui s'est mis dans l'adversité avec toutes les institutions du pays ? Quelles sont les motivations d'une existence si précaire et si risquée ?
N'est ce pas l'étape avancée d'une planification dangereuse visant à balayer la nouvelle charpente constitutionnelle du pays et de rêver d'un pouvoir populaire autocratique?
« L'histoire ne pardonne jamais à un homme en retard sur une mutation ».
Mutsamudu le 26 juin 2008
LA COMMISSION DE COMMUNICATION DU CANDIDAT DJAANFARI
A quatre jours de l'échéance déterminante du 29 juin 2008, Mohamed Dossar, directeur de cabinet du président Sambi par ordre de celui-ci, écrit au Président de la Cour Constitutionnelle pour lui signifier la fin de son mandat et le souhait du président de l'Union à vouloir le remplacer. La lettre a été glissée en catimini auprès des chargés de la sécurité sans bordereau ni cahier de charges.
Avant d'apprécier l'inconstitutionnalité de la démarche, il convient de signaler l'orgueil d'un pouvoir dépourvu de la connaissance et du non respect des règles élémentaires de l'administration et des lois républicaines.
Nous manifestons notre solidarité à la Cour Constitutionnelle et nous nous joignons à elle pour défendre le droit et le respect de notre constitution.
Nous retenons qu'il s'agit de man½uvres dignes d'une dictature qui veut à tout prix placer le bébé Moussa à la tête de l'île de Ndzouani. Il aurait suffit de peu pour qu'on sorte un décret le nommant carrément président.
L'attitude indépendante et démocratique de la Cour Constitutionnelle ne plait pas en haut lieu et plus particulièrement, son jugement du scrutin du 15 juin à Anjouan. Il faut donc enlever ce grain de sable qui risque de gêner et de gripper la machine à frauder. Ils ignorent que la période de « NARAVOTE WANA » est révolue et a fait place désormais à « YEZI NAYIRENGWE MSUTRUNI ».
De toute façon, toutes ces gesticulations dangereuses ne font qu'aiguiser la détermination des Comoriens anjouanais à voter pour le candidat qu'ils ont choisi : l'incorruptible Djaanfari.
Oui des gesticulations en évolution sensible qui se manifestent par
- les intimidations et les menaces d'arrestation des partisans de Djaanfari par des éléments de l' A.N.D. ; - la mutation vers Moroni des militaires soupçonnés pro- Djaanfari ; - la confiscation par des militaires soudanais des sommes d'argent allant de 7500 à 35000fr au cours de fouilles des véhicules sur des barrages établis un peu partout sur l'île; - la distribution de sacs de riz, de bons de carburant et autres matériels de construction en plein jour ; - la corruption par l'argent, l'achat de carte de vote, si ce n'est la confection des nouvelles cartes.
Au total et en bref, par l'utilisation arrogante des moyens de l'Etat en faveur du candidat du pouvoir.
Ce climat présage un hold up électoral planifié aux conséquences désastreuses. Nous le disons haut et fort pour ne pas être complices d'un drame devant l'histoire. Nous appelons encore une fois à la sagesse du chef de l'Etat, garant de la Constitution et du destin du peuple comorien pendant encore un peu moins de deux ans.
Sinon comment comprendre un chef de l'Etat qui s'est mis dans l'adversité avec toutes les institutions du pays ? Quelles sont les motivations d'une existence si précaire et si risquée ?
N'est ce pas l'étape avancée d'une planification dangereuse visant à balayer la nouvelle charpente constitutionnelle du pays et de rêver d'un pouvoir populaire autocratique?
« L'histoire ne pardonne jamais à un homme en retard sur une mutation ».
Mutsamudu le 26 juin 2008
LA COMMISSION DE COMMUNICATION DU CANDIDAT DJAANFARI
