Imany, artiste musicienne originaire des Comores : Foi musicale


Imany manie le jazz et le blues avec amour depuis ses 10 ans. Garçon manqué, allure de mannequin, elle ressemble à une grande fleur à la voix grave. Surtout dans les jardins de ce restaurant niché dans le quartier Mermoz où elle nous reçoit. A Dakar dans le cadre du concert qu'elle doit donner aujourd'hui vendredi, à l'Institut Léopold Sédar Senghor, Imany a accepté volontiers de se laisser découvrir. Elle qui a quitté les sunlights de la mode pour ceux de la musique.
Nadia Mladjao, fille De Alhazure Mladjao. Taille 1m78 environ, tour de poitrine 84 cm. Un véritable mannequin. Et, ses yeux en forme de noisettes et ses cheveux noirs coulant sur son dos en rajoute à cette première impression, confirmée par un vécu. Oui ! Elle est une reine de beauté et a été une reine des po-diums de mode.
Celle qui aujourd'hui est connue dans le monde du show-biz sous le nom de Imany a, pendant une belle période, parcouru les podiums à New-York notamment et un peu partout à travers le monde. Son corps, sa démarche, son vista mettaient en relief le talent des autres. Aujourd'hui, elle se trouve toujours sur le podium, celui de la musique. Mais cette fois-ci, c'est pour mettre en exergue son propre talent. Les défilés, elle s'en rappelle sans grand regret. «Pratiquer la mode, le mannequinat, c'est quelque chose de très éphémère. Ce n'est pas éternel. Et je m'en suis rendu compte très vite», explique Imany, d'une voix grave et d'un air sérieux. Fréquenter le monde de la mode et faire les podiums en qualité de mannequin, «c'était juste pour voyager et rencontrer des gens». «Heureusement, que cela s'est bien passé», fait-elle remarquer avec un petit sourire au coin des lèvres.
Aussi, Imany, par ailleurs «amie de Katoucha Niane», qu'elle a rencontrée lors d'une tournée au Kenya, bien ayant conscience qu'elle a «déjà pris (sa) retraite pour ce qui est du mannequinat», ne manque pas de jeter au passage un regard critique sur ce secteur d'activités. Car, selon elle, et contrairement à son époque, «il y a beaucoup de jeunes femmes noires qui émergent maintenant sur les podiums du monde».
La coquette française aux origines comoriennes a donc mis fin à sa carrière de mannequin pourtant prometteuse. «Le mannequinat, je suis tombée dedans plutôt par hasard, je ne voulais pas vraiment être mannequin à la base. Pour moi, la page du mannequinat est définitivement fermée», justifie-t-elle. En réalité, sa passion, c'est la musique. «J'ai toujours voulu faire de la musique. Quand j'étais plus jeune, je pensais juste que ce n'était pas possible, que la musique était réservée aux autres. Mais je me suis rendu compte au fil des années, que ce rêve était finalement possible à réaliser», mentionne la désormais coqueluche des Comores qui va se produire aujourd'hui à l'Institut Culturel Léopold S. Senghor.

DÉBUTS MUSICAUX

Imany a fait ses premiers pas dans la chorale de l'école militaire de jeunes filles dont elle faisait partie, vers l'âge de 10 ans. «On chantait aux communions, aux confirmations et aux fêtes de fin d'année. Puis, j'ai un peu mis tout cela en stand by car je ne savais pas encore trop ce que je voulais faire. J'ai ensuite atterri à New-York où je me suis sérieusement remise à la musique. J'ai pris des cours de chant à droite et à gauche, j'ai monté un duo et commencé à enregistrer des titres», se souvient-elle, sur un air plutôt nostalgique et enchanté. C'est à cette époque que la jeune artiste embarque dans son aventure sa s½ur Fatou, qui va devenir par la suite son manager.
Et comme tout témoignage, Fatou Mladjao, manager et s½ur de l'artiste, y va de ses compliments : «Je crois en elle. J'ai très vite compris qu'elle avait du talent et que je devais l'appuyer pour qu'elle émerge et réalise son rêve.» C'est cette foi en Imany qui a incité Fatou à accepter le rôle de manager. «Je l'ai toujours accompagnée et ensemble nous avions décidé à un moment, qu'elle doit quitter New-York et revenir à Paris, où elle a commencé à chanter sur de grandes scènes et à rechercher des maisons de disque», confie Fatou qui ne manque pas de confesser que contrairement à ce qu'on pourrait croire, «Nadia ne (lui) prend pas la tête. Quand je lui donne des conseils elle m'écoute. Nous avons toujours été très proches et je pense que cela nous aide beaucoup dans ce que nous faisons».
Après avoir servi de ch½urs pour un artiste jamaïcain du nom de Hook, Imany a fini par créer son propre groupe de musique et a commencé à réaliser des tournées. Rien ne présageait encore de sa réussite. Et presque personne ne pouvait parier sur son «talent caché». Cependant, la ravissante ex-mannequin, déjà en plein envol, croit en son étoile. Ne s'appelle-t-elle pas Imany, un mot swahili qui signifie «la foi, l'espoir» ? Elle en est bien consciente et l'avoue. «J'ai choisi ce pseudonyme là par hasard, mais au final, cela me convient bien», affirme-t-elle fièrement comme pour dire que c'est ce surnom, cette «foi», la garantie de sa réussite certaine.

influences «soul»


Bercée aux sons des voix de Tracy Chapman, Marvin Gaye, Tina Turner et de Billie Holiday, Imany a en effet, fini par trouver son chemin. Un chemin qui l'amène à sortir en 2008 une «maxi de démo intitulée One». Et si la vedette a choisi de donner ce titre à cette démo financée par elle-même, c'est pour «dire aux fans, c'est le premier pas. C'est ma première marque pour prouver au monde que j'avais envie de travailler». D'ailleurs, le public a bien accueilli l'½uvre et les appréciations ne manquent pas à ce sujet. «Imany, c'est une voix et même parfois une grande gueule. C'est un timbre boisé et tendre qui, à lui seul, raconte une histoire. Ses affinités avec le folk, le rock, la soul et la poésie aident à comprendre les couleurs qui se mélangent dans ses paroles», témoignent certains fans sur son site. Tandis que d'autres qui ont suivi certains de ses concerts confessent : «Aux frontières de la folk et du rock, Imany mélange ses affinités soul pour nous emmener dans un monde rempli de sentiments généreux et chaleureux qui ne laissent personne indifférent. Imany, comme une touche d'espoir ou plutôt l'espoir d'une musique...».
Quant à la critique musicale, elle est tout simplement élogieuse. Dans un article paru à son sujet, le commentaire est tout simplement... féérique : «La voix est voluptueuse, en l'écoutant, on entre en contact avec la chanteuse, tant son timbre fait frissonner le c½ur. Elle te fait voyager dans un monde bouleversant, étonnant, dans un air mêlant la mélancolie et la joie. Du spleen dans un monde de béat et d'amour. Avec une voix simplement sublime, voluptueuse et extraordinaire. Elle sait varier la soul, le Rnb, le funk et le blues avec une grande aisance. Un cocktail envoûtant ! De plus, elle a le don d'interpréter les textes avec une grâce liturgique et pleine de sensibilité. Imany me semble être l'une des belles voix qui t'envoûtent et te transportent vers des horizons lointains et magiques...» De quoi prendre la grosse tête !
Mais Imany n'est pas du genre. Et ce n'est pas pour rien qu'elle fait école aux côtés de Wasis Diop. Une chance pour elle, selon ses mots. «Wasis Diop est quelqu'un de super. C'est une chance pour moi de l'avoir rencontré. Je continue d'ailleurs de travailler avec lui. Dès qu'il a quelque chose de nouveau à me proposer, je cours et je m'y mets aussitôt. Dès qu'il m'invite sur une de ses scènes, je cours et je dis toujours oui. Nous avons de très bonnes relations amicales. Et, c'est un super artiste. Il travaille très bien et j'admire ce qu'il fait. J'ai beaucoup appris avec lui.» Dont l'humilité.
Aujourd'hui à l'Institut culturel français Léopold Sédar Senghor, Imany qui s'était déjà produite au Sénégal, va montrer au public de Dakar tout son potentiel. Elle, pour qui le Sénégal est sa «patrie de la musique».


Par G. A. TCHEDJI - arsene@lequotidien.sn

Source : lequotidien
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 17:19

Encore une saisie de cannabis au port de Mutsamudu

Encore une saisie de cannabis au port de Mutsamudu

Cent dix-huit sachets de 60 grammes et deux ballots, soit en tout 7,3 kilogrammes de cannabis ont été brûlés dans la cour du palais de justice de Mutsamudu, dans la matinée du mercredi. L'incinération a eu lieu en présence de greffiers de la justice, de douaniers et de quelques médias. Et pendant que la marchandise était consumée par le feu, quatre personnes suspectées d'appartenir à ce trafic étaient sous interrogatoire aux mains de la gendarmerie, depuis la veille. D'après les gendarmes, ce colis est arrivé de Majunga à bord du bateau

Ramadan, mais c'est au sol qu'il a été intercepté. C'était mardi après midi, à la sortie du port.

Apparemment, le coursier qui était chargé de le porter à l'extérieur du port ne connaissait pas son contenu.

Mais celui qui le lui avait chargé n'était pas non plus son vrai propriétaire.

Cependant, le présumé propriétaire ne tarda pas à être attrapé par la gendarmerie. Celui-ci est, d'après le récit concordant de douaniers et de gendarmes, “un trafiquant endurci, qui vient juste de purger une peine d'emprisonnement à Madagascar pour le même délit”. D'après un agent des douanes, “la douane de Mutsamudu a comptabilisé cinq ou six saisies depuis le début de l'année, mais souvent il s'agissait plus de boisson alcoolique que de cannabis”. La dernière saisie de substances illicites au port de Mutsamudu remonte à tout juste un mois. Quelques 178 sacs de rhum malgache et trois kilos de chanvre indien avaient été saisis à bord du Ratsimba.


Source : Al-watwan N° 1432 du 30 octobre 2009
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 16:50

Fazul Abdullah, l'insaisissable chef d'Al-Qaeda en Afrique de l'Est

Fazul Abdullah, l'insaisissable chef d'Al-Qaeda en Afrique de l'Est


Leader présumé d'Al-Qaeda en Afrique de l'est, le Comorien Fazul Abdullah Muhammad échappe depuis une dizaine d'années à la traque des Américains et combat aujourd'hui en Somalie au côté des insurgés islamistes shebab.
Benjamin d'une fratrie de six enfants, Fazul Abdullah est né le 25 août 1972 à Moroni, selon un rapport du «Combating Terrorism Center» (CTC) de l'académie militaire de West Point. Fazul a vécu une enfance parfaitement normale, se souviennent ses proches: il jouait au football, aimait montrer ses prouesses au kung-fu et danser le «moon-walk» de Michael Jackson.
Comme tous les gamins comoriens, il étudie le Coran dès quatre ans. Fazul entame sa radicalisation à 16 ans en devenant l'élève de Soidiki M'Bapandza, un sheikh salafiste en marge de l'islam modéré pratiqué dans l'archipel.
En 1990 le jeune homme part pour le Pakistan, où il abandonne très rapidement un cursus de médecine pour s'engager comme futur «moujahidine» en Afghanistan, explique le CTC.
Il suit alors un entrainement et endoctrinement intensifs dans l'école du jihad de «Beïd al-Ansar» à Peshawar, célèbre «guest-house» fondée par Oussama ben Laden et le précheur Abdullah Azzam, qui servira par la suite de pépinière à Al-Qaeda.
En 1991, Fazul écrit dans une lettre à sa famille avoir «rejoint» Al-Qaeda.
En 1993, il participe à sa première «mission» en Somalie où il part avec un petit groupe de jihadistes entraîner les islamistes qui combattent les casques bleus de l'ONU.
Il revient brièvement au Comores en 1994, puis s'installe au Kenya. Il vit alors entre Khartoum, Nairobi et Mogadiscio, consacrant l'essentiel de son temps à la préparation des attentats anti-américains de Nairobi et Dar es-Salaam, qui feront 218 morts en juillet 1998.
Il est un «acteur-clé» du complot et conduit lui-même le pick-up qui guide le camion bourré d'explosifs devant la représentation américaine à Nairobi. Fazul occupe alors «une position intermédiaire au sein d'Al-Qaeda», selon le CTC.
De 1999 à 2001, Al-Qaeda investit des millions de dollars dans le business des «diamants du sang» au Liberia. Fazul sera l'un des deux maîtres-d'oeuvre de l'opération, devenant l'invité presque permanent du président Charles Taylor.
En 2002, le Comorien se voit confier la direction des opérations d'Al-Qaeda pour toute l'Afrique de l'est.
Depuis l'archipel paradisiaque de Lamu (nord du Kenya), il planifie les attentats anti-israéliens de Mombasa, qui ont fait 15 morts le 28 novembre 2002.
Fazul jouerait aujourd'hui un rôle influent au sein des shebab, où il organiserait notamment «l'entrainement et la préparation des opérations suicide», assure le chercheur norvégien Stig Jarle Hansen.
Le 8 janvier 2007, il survit à un bombardement américain qui fait des dizaines de morts à Ras Kamboni (sud Somalie). Deux jours plus tard, l'armée kényane le manque de peu à la frontière, dans la forêt de Kiunga.
Le 2 août 2008, il échappe de justesse à un raid de la police à Malindi (nord du Kenya).
«Expert en informatique», le fugitif «aime à porter une casquette de baseball et à s'habille de manière plutôt décontractée», selon les autorités US, qui offrent 5 millions de dollars pour sa capture.
L'homme sera «difficile» à neutraliser, avertit West Point: il utilise une douzaine de pseudonymes, parle parfaitement cinq langues, et «a des contacts étendus avec tous les milieux criminels de la région».
Passé maître dans l'art du déguisement, «remarquablement intelligent et parfaitement entraîné, il est l'un des plus dangereux terroristes internationaux en vie aujourd'hui», selon le CTC.


Hervé Bar
Agence France-Presse
Nairobi


Source : http://www.cyberpresse.ca/international/afrique/

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 16:43

Audit sur la dette intérieure. Une restitution prévue début novembre

Audit sur la dette intérieure. Une restitution prévue début novembre
Une restitution “ publique” des travaux menés par les deux experts chargés d'auditer sur la dette intérieure publique, entre 1995 et 2008, est attendue le 7 novembre prochain.

C'est en tout ce qu'a affirmé un des experts, rencontré sans donner trop des détails sur le fond des travaux. La mission, arrivée le 16 octobre, est appuyée par une équipe locale de douze agents en l'occurrence, des techniciens de la direction nationale de la dette, de la Cellule des reformes économiques et financières (Cref), de la trésorerie publique, de la fonction publique, et de la direction du budget, ainsi qu'un représentant de la confédération comorienne des travailleurs (Ctc). Après un passage à Anjouan, un des experts avec trois techniciens du ministère des Finances de l'Union se trouvent actuellement à Mohéli pour passer, également, la dette intérieure de l'île au peigne fin. “Pour ce qui est des analyses sur la dette intérieure au niveau de l'Union on en a presque fini. On se penche aujourd'hui [hier, jeudi ndlr] sur l'année 1996 et 2008 ; les deux périodes qui nous restent à éplucher”, a soutenu, Saïd Ali Tadjiddine, de la direction nationale de la dette, qui fait partie de l'équipe d'appui de la mission. La dette intérieure se compose en général des créances dites sociales (salaire des fonctionnaires, par exemple), commerciales (fournisseurs de l'Etat en biens et services, par exemple) et enfin les créances fiscales (Crédits de TVA, par exemple). “Nous avons plusieurs fois trouvé au cours des nos travaux des dossiers qui n'ont pas de fond justificatif, ni facture pro format, ni bon de commande, juste un bordereau. Donc dans ce cas de figure c'est l'avis de l'expert qui va compter, s'il faut oui ou non prendre les chiffres en considération. Cela dit, le travail n'est pas facile”,reconnait Saïd Ali Tadjiddine.

L'objectif de la mission serait de proposer, d'ici le 4 novembre, au gouvernement, une stratégie d'apurement de la dette intérieure. Pour

Darousse Allaoui, directeur de Cabinet du ministre des Finances, “il s'agit d'examiner les possibilités de payement de la dette”.

Pour rappel, ce travail d'audit, financé par l'Union Européenne, entre dans le cadre “des critères de performances” du programme de facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (Frpc) du Fonds monétaire internationale. Les Comores vient d'ailleurs d'accéder, au mois de septembre, à ce programme de “ facilité”, et avec à la clé un don de 21,5 millions de dollars accordé par le Conseil d'administration du Fmi.

Enfin, dans les estimations, non validées officiellement, de la direction nationale de la dette, la dette domestique non ordonnancée depuis 1975 jusqu'à 2007 avoisinerait les 5, 3 milliards de nos francs, dus aux biens et services fournis par les entreprises privées.


Kamardine Soulé

Source : Source : Al-watwan N° 1432 du 30 octobre 2009
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 12:47

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 16:41

Le samedi 31 octobre 2009 une grande soirée 17 rue des rosiers 92000 à Nanterre (PARIS ) J-1 jours

Le samedi 31 octobre 2009 une grande soirée 17 rue des rosiers 92000 à Nanterre (PARIS )  J-1 jours

En soutien aux projets associatifs de la construction du jardin (SFM )et la rénovation de la de la bibliothèque scolaire de Missiri (UJDA) à Mustsamudu
Dans une ambiance chaleureuse, vous pourrez danser sur des musiques variées ,
tropicale, zouk,hip hop ......etc Nous comptons sur votre présence à tous.


Entrée :10 euros

Les personnes à contacter :


Président (UJDA) H SADI ALI 0619155538


Président (S.FM ) Mohamed abdallah 0620536146



# Posté le vendredi 30 octobre 2009 12:43

Air Austral. Bientôt une ligne directe entre Moroni et Paris

Air Austral. Bientôt une ligne directe entre Moroni et Paris
A partir de janvier prochain, la compagnie Air Austral assurera un vol régulier et direct entre Moroni et Paris. La nouvelle est tombée hier soir après l'audience que le chef de l'Etat, Ahmed Abdallah Sambi, a bien voulu accorder au patron de la compagnie réunionnaise, Gérard Ethève en visite aux Comores depuis hier. Il s'agira d'un appareil 777 de 350 places. Selon le secrétaire général au ministère des Transports, que nous avons contacté, le dossier est déjà ficelé. Nous reviendrons prochainement sur le sujet.

Source : Al-watwan N° 1431 du 29 octobre 2009

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 06:46

Visite du gouverneur d'Anjouan en France :Moussa Toyibou réactive la diaspora anjouanaise

Visite du gouverneur d’Anjouan en France :Moussa Toyibou réactive la diaspora anjouanaise
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

Paris, mercredi 28 octobre 2009 (HZK-Presse) – La diaspora anjouanaise de Paris a accueilli à bras ouverts le Gouverneur de l'île d'Anjouan Moussa Toyibou lors de son passage dans la capitale française. L'accueil s'est déroulé dans la matinée du dimanche 25 octobre. Sur place une foule nombreuse a envahi la salle, alors que d'après une source de l'Ambassade des Comores à Paris, ces anjouanais présents ne représentaient que les 2/3 de ceux qui sont installés à Paris, ce qui montre bien que la salle était trop petite pour contenir tout ce beau monde.

Pourtant ceux qui ont pu accéder à la réunion ont pu s'exprimer et donner leur opinion sur l'évolution de la situation dans l'île d'Anjouan. Il a été question d'économie, santé, éducation et d'autres ambitions pour développer l'île. Les premiers participants à prendre la parole avant le Gouverneur Moussa ont manifesté leur joie de recevoir le numéro 1 de l'île pour la première fois depuis son élection en juin 2008, une façon de s'inquiéter face à ce qui bloque toute amélioration des conditions de vie de la population de l'île.

« Il est de temps de trouver des liens qui pourront apporter un grand soutien à l'éducation et la santé à Anjouan » propose un participant. Dans la salle chacun était très impatient d'entendre ces critiques qui ont fini par ouvrir des perspectives de solutions. Un des participants a pris la parole pour se demander « pourquoi il n'y a jamais de suivi dans les projets de développement de notre île ? »

Un autre lui a emboité le pas en ajoutant « Pourquoi continuons-nous à subir des difficultés de dédouanement au niveau de la diaspora, avec parfois des formalités harassantes pour enlever nos conteneurs, alors que c'est au bénéfice de tous les anjouanais ? ».

Le Gouverneur Moussa Toybou prend ensuite la parole pour assurer à l'assistance sa « ferme volonté et sa disponibilité à servir son île en partenariat avec la diaspora ». Il a même déclaré que « désormais pour tout dossier qui concerne la diaspora, il y aura une personne relais pour faciliter les démarches, afin d'accompagner nos compatriotes de l'extérieur à investir dans leur île », en ajoutant que cela ne s'arrêtera pas là, y compris le cas de ceux qui auront besoin d'un acte administratif pour les éventuelles demandes d'aide au profit d'Anjouan.

Dans la salle, le gouverneur a choisi au sein de sa délégation Abdel Kader Charkane, ancien secrétaire de son gouvernement, pour prendre la responsabilité de cet important département qui lui permettra d'être en relation directe et permanente avec la diaspora de France.

Le Gouverneur Moussa a beaucoup insisté sur le fait qu'il s'engageait d'abord en tant qu'anjouanais pour étudier ensemble le développement de l'île et comment la diaspora pourra y apporter sa contribution, et non en émissaire du gouvernement central. Avant de clore ses propos, M. Toyibou a sollicité aux anjouanais et surtout à l'ambassade des Comores à Paris d'examiner un dispositif de recensement des comoriens d'Anjouan afin de pouvoir se réunir chaque fois qu'une telle occasion se présente.

Mais avant de s'entretenir avec la diaspora, Moussa Toyibou était en France pour un objectif précis, une visite officielle dans le cadre des assises de l'AIRF (l'Association internationale des régions francophones) dont l'île d'Anjouan est membre. A noter que l'actuel Gouverneur de l'île est l'un des vices présidents de l'association. Avec sa délégation, il doit défendre différents dossiers de l'île et obtenir des inscriptions dans des formations qui auront lieu aux quatre coins de l'espace francophone. Cette année les assises de l'AIRF tenues à Toulouse du 21 au 23 octobre dernier, étaient d'ailleurs consacrées aux formations continues.

La présence de la délégation anjouanaise à Toulouse leur a permis également d'organier une visite touristique à la chaine de montage de l'Airbus A-380, ensuite elle a réuni les différentes diasporas anjouanaises de la région de Toulouse et de la ville de Marseille. Le Gouverneur en a profité pour nouer des relations avec des autorités régionales de France, pour renforcer les liens entre elles et la communauté comorienne originaire d'Anjouan, autour de projets de développement et des actions de jumelage, sans oublier le suivi des doléances spécifiques. Autant dire que cette visite d'une semaine de la délégation anjouanaise en France fut « une réussite » à en croire la délégation et des membres de la diaspora.


Naouir Eddine Papamwegne
281009/nep/hzkpresse/15h00

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 18:14

Le mandat présidentiel est passé de 4 à 5 ans selon le directeur de Cabinet du président Sambi

Le mandat présidentiel est passé de 4 à 5 ans selon le directeur de Cabinet du président Sambi
Dans une interview exclusive accordée au journal Albalad par Mohamed Bacar Dossar, Directeur de Cabinet du président Sambi,ce dernier confirme que le mandat présidentiel est passé de 4 à 5 ans. DOSSAR, directeur de Cabinet du chef de l'Etat, considéré comme le no2 du régime SAMBI ,donne les raisons de l'accord qu'il vient de signer avec l'opposition et défend le bilan du régime actuel. S'agissant du mandat du président passé de 4 à 5 ans ,le directeur de Cabinet du président Sambi et, chargé de la Défense estime "que cette disposition doit s'appliquer dès maintenant".

Sur la question de savoir si ces élections vont se jouer sur le bilan du gouvernement ou sur l'hypothèse d'un prolongement du mandat du président SAMBI, le directeur de cabinet du Rais réplique que les deux éléments vont peser. Il confirme également que le prolongement de mandat n'est pas concerné par ce scrutin .Il est destiné à l'harmonisation des élections. Il ajoute qu'il ne faut pas oublier que le mandat présidentiel est passé de 4 à 5 ans depuis la réforme constitutionnelle .

Et Dossar de conclure qu'il pense que cette disposition doit s'appliquer dès maintenant .Tout le monde est d'accord y compris les Moheliens .Et ils ont fait campagne avec Sambi sur cela. Sur le terrain du bilan, il essaye de rassurer que le régime n'a pas à rougir .Il ya bel et bien des dossiers à abattre: la libération d'Anjouan, le dossier FRPC avec le FMI, l'ouverture aux pays arabes et les perspectives, les chantiers des petits ports, le dragage des ports de MUTSAMUDU et MORONI. Il y a ,vraiment des raisons d'avoir de l'espoir ,déclare toujours le directeur de cabinet du chef de l'Etat






J-3 SOIREE A NANTERRE

INFO DU JOUR /TOUS LES MUSAMUDIENS , ANJOUANAIS ,GRAND COMORIENS ET MOHELIENS SONT CONVIES
La soirée du samedi 31 octobre 17 rue des rosiers 92000 à Nanterre (PARIS ) J-3

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 10:36

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 15:51

Législatives: ces femmes qui veulent siéger à Hamramba

Législatives: ces femmes qui veulent siéger à Hamramba

Elles sont nombreuses, cette année, à vouloir se présenter aux législatives pour siéger à Hamramba ou aux Conseils des îles. Nous les avons contactées. Certaines d'entre elles ont accepté de se confier à Alwatwan.
A Mohéli, elles sont quatre: Bouchrata Abdoulhalim, Sitti Kassim, Layline Zidine et Hadidja
Mansour. A Ngazidja, jusqu'à hier, elles étaient trois à avoir déposé leurs dossiers de candidature : Mariama Kassim, Mariama Soilih, Thamra Bacar Kassim. A Anjouan, il n'y a encore que Anfina Ibrahim sur la ligne de départ.

Layline Zidine estcandidate au siège de conseillère de l'île de Mohéli au nom de la mouvance présidentielle.”
Je partage, certes, les idées du chef de l'Etat, mais je ne suis pas prête à tout accepter”, dit-elle. Pour que la femme comorienne puisse participer au développement des Comores, elle doit, dit-elle, descendre dans l'arène politique. “Nous assurons souvent la propagande de nos maris et frères, je ne sais pas pourquoi nous ne pourrions pas le faire pour nous-mêmes”, ajoute la candidate.
Après son baccalauréat en 2001, Layline a poursuivi ses études supérieures à l'Ifere (Institut de formation des enseignants et de recherche en éducation). Depuis 2003, elle est institutrice. Un métier qu'elle exerce jusqu'à ce jour. Si elle compte défendre bec et ongles la cause féminine au Conseil de l'île, elle estime qu'il est encore trop tôt pour dévoiler son programme électoral. Selon Layline, le moment est venu pour la femme comorienne de s'engager en politique. Mme Sitti Kassim, commissaire à la promotion du genre, s'apprête également
à se jeter dans la bataille.
Militante depuis 1990, elle s'est toujours battue pour la parité hommes/femmes et la promotion du genre. “Nous représentons 3% dans les postes de prise de décisions. Cette proportion doit atteindre 30%. Et je dois donner l'exemple pour inciter les autres à faire de même',' dit-elle.
Et de marteler : “Nous devons faire face aux hommes et leur montrer que nous sommes capables de faire ce qu'ils font''. Mme Sitti, comme on l'appelle affectueusement, portera les couleurs de la mouvance présidentielle.
C'est en 2006 que cette dame de rigueur, bien connue dans le tissu associatif des Comores, a commencé à faire de la politique. “Malgré tout le chemin que j'ai fait, il y a toujours eu une barrière qui se dressait devant moi. Je pense qu'avec Sambi, l'heure est venue de montrer ce dont nous sommes capables”, dit-elle. Le premier projet que Sitti Kassim souhaite défendre une fois élue à l'assemblée nationale, c'est la parité homme/femme, le développement socio-économique et l'épanouissement économique de la femme, c'est-à-dire lui permettre d'avoir accès au crédit.
Agée de 48 ans et mère de quatre enfants, Mme Sitti est une ancienne étudiante de l'Ecole nationale d'enseignement supérieur (Enes) de Mvouni. Elle a enseigné le français et l'histoire-géographie dans les collèges ruraux de Mohéli entre 1988 et 1999. Directrice du Centre de ressource de Mohéli (Crm) et coordinatrice des activités de développement de 1999 à 2001, elle a été nommée, en 2005, coordinatrice régionale
(Mohéli) pour la campagne de sensibilisation ayant précédé la mise en place d'une Commission nationale des droits de l'homme aux Comores.
De 2002 à 2006, elle a occupé les fonctions de directrice régionale du
Programme pluriannuel de microréalisation
(Ppmr) du 8ème Fed. Elle a ensuite été ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Environnement. Depuis mai dernier, elle est commissaire générale à la solidarité et à la promotion du genre.
Dans sa deuxième circonscription, Mme Sitti affrontera une autre femme, Hadidja Mansour, qui a longtemps milité dans le parti Udzima, avant de rejoindre, avec armes et bagages, le parti Fpc de
Mohamed Hassanaly, puis le Msada d'Abdou Djabir. Dans ces législatives,
Mme Mansour est candidate indépendante. “Je me battrais pour que les femmes comoriennes puissent être représentées dans tous les domaines de prise de décisions. Nous devons avoir notre propre ministère.
Pour que les projets de la femme soient bien défendus à l'assemblée, il faut bien que nous ayons notre représentante”, dit-elle.
Hadidja Mansour a enseigné au collège entre 1986 et 1995. Elle a ensuite été nommée directrice de cabinet au ministère de la Justice à Mohéli, puis bibliothécaire au lycée de Fomboni. Agée de 48 ans et mère d'une fille, elle enseigne actuellement le français et l'arabe au collège.
“J'appelle les femmes de ma circonscription, les associations féminines, mais aussi les hommes à me faire confiance et à me soutenir car, ensemble, nous allons nous battre pour nos droits”, dit-elle.


Abouhariat Saïd Abdallah
Source : Al-watwan N° 1430 du 28 octobre 2009

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 10:01