Anjouan ne sera ni le Kenya encore moins le Zimbabwe
Les élections présidentielles d' Anjouan se sont déroulées selon le ministre MADI ALI, dans un climat « serein et libre » et que le taux d'abstention élevé serait la conséquence directe du traumatisme de la population après le départ de Bacar.
Nous osons dire que le ministre fait fausse route dans sa déclaration. Effectivement, en général, les élections se sont passées sans grands incidents majeurs. Et cela, nous le devons à une population déterminée, décidée à ne pas céder aux provocations. Plusieurs irrégularités dans le Nioumakelé notamment à Ongojou et Mramani,objets de réclamation auprès de la Cour constitutionnelle, sont le témoignage d'un appareil de fraudes organisés. Le faible taux de participation qui avoisine les 35% s'explique simplement par la lassitude d'une population qui rejette un président de l'Union qui promet trop et qui ne tient rien. Pour nous, c'est une forme de sanction qui en dit long sur l'impopularité de Sambi.
Les résultats des élections explicitent à juste titre l'impopularité de Sambi. Malgré les moyens octroyés par le président à l'état major de Moussa, composé de ministres, de directeurs des sociétés d'Etat et même de mercenaires de l'ombre tels Mohamed Barwane condamné pour détournement aux hydrocarbures, Bahassane, le spécialiste des factures astronomiques de la présidence de l'Union et Mahamoud Soidik menacé de faillite, Mohamed Djaanfari s'impose avec une large avance.
Des manipulations sont en cours afin de voler cette victoire, ou du moins à faire passer Moussa comme le gagnant du premier tour. Ce qui aurait des conséquences catastrophiques. Anjouan n'est pas le Zimbabwé. Les Anjouanais, à dire vrai, sont prêts à verser le sang pour faire respecter la démocratie. Djaanfari a battu Moussa dans le Nioumakele. A Ouani il le devance. Il est largement en tête dans toute la région de Shissiwani (de Moya à Bimbini) et, surprise dans les Bandrani. Oui toute la région de Bandrani du tout puissant Charikane de la poste, du commissaire Abou Achrafi, du directeur général de l'aviation civile Abdou Saïd et du SG de l'éducation d'Anjouan, le très tristement célèbre Salami, est tombée du côté de Djaanfari.
Ces manipulations visent à faire éliminer des bureaux de vote de Djaanfari afin de sauver la face. Nous appelons cette population avertie à ne céder devant rien pour préserver leur fierté et leur liberté.
De ce qui précède, nous appelons la population de N'dzouani à faire barrage à Sambi et à préserver l'autonomie de l'île dans l'Union des Comores, pour la défense de l'intégrité de notre territoire.
Nous estimons que les Anjouanais ont choisi Djaanfari pour le changement, la liberté et le développement. Les Anjouanais, avec le soutien de la Diaspora et des exécutifs de Mohéli et de Ngazidja, doivent tout faire pour faire échouer toutes les man½uvres de corruption, d'abus d'autorité du régime Sambi.
Nous saluons la sagesse de notre armée et surtout des Tanzaniens et Soudanais qui ont permis le libre choix et l'expression des Anjouanais. Aux quelques éléments de l'AND qui ont bien voulu être complices de Hold-up électorale, nous leur disons ceci : nul n'est plus redoutable qu'un peuple conscient de ce qu'il veut et qui se sent dépossédé de son droit.
Touché par la confiance de la population à son égard, Mohamed Djaanfari adresse ses vifs remerciements à tous les électeurs qui lui ont fait confiance et appelle l'ensemble des Anjouanais à se mobiliser massivement au deuxième tour du 29 juin 2008 pour assurer leur victoire !
Mutsamudu le 16 juin 2008