Pèlerinage 2009 : Emirates assurera le transport des candidats

Pèlerinage 2009 : Emirates assurera le transport des candidats

C'est finalement la compagnie Emirates qui assurera le transport des candidats au pèlerinage vers les lieux saints de l'Islam, après le désistement d'Egyptair. Selon le ministère des Affaires islamiques, la compagnie égyptienne a relevé des problèmes techniques au niveau de la piste d'atterrissage de Hahaya. “Egyptair nous a informés que son appareil ne pourra pas atterrir sur une piste de 7 points. La compagnie a demandé à l'aviation civile et à l'Asecna de porter la piste à 8 points, mais vu le peu de temps qui nous reste, nous avons opté pour Emirate”, nous a déclaré Mohamed Mazée, président de la commission nationale du pèlerinage
2009. Selon un expert en aéronautique, contrairement aux allégations d'Egyptair, l'aéroport de Hahaya répond bien aux normes internationales.
Les négociations entamées entre les autorités comoriennes et lesdélégués de cette compagnie viennent subitement de tourner court.
A en croire Mazée, Emirates va débuter ses rotations à partir du 6 novembre. “Il n'y a eu aucun changement
au niveau des montants ; 500 candidats se sont déjà inscrits pour le moment'', a-t-il dit.
Le Syndicat national des agences de voyage (Snav) n'a pas la même lecture de ce renversement de situation.
“La vérité est que Nas Club n'a pas pu payer la caution à Egyptair à la date prévue, c'est-à-dire le 12 octobre.
C'est pour cela que le contrat a été annulé”, soutient Abdallah Mohamed Kassim, président de l'organisation. Certaines agences de voyage entendent faire cavalier seul.
Mzé Soulé Elback dit avoir tiré les enseignements du passé. “J'ai négocié avec Airzara et Africa Express, avec des prix défiant toute concurrence ; personne ne peut me tromper encore. J'ai prévu le premier départ le 7 novembre et le retour s'étalera jusqu'au 2 décembre”, a-t-il dit. .


Ahmed Hassani
Source : Al-watwan N° 1430 du 28 octobre 2009
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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 10:08

Développement. Signature d'un protocole de financement entre la France et trois communautés villageoises

Développement. Signature d’un protocole de financement entre la France et trois communautés villageoises

“J'ai engagé, voilà plusieurs mois maintenant, des tournées de terrain, suivant les invitations reçues, afin d'évaluer certains besoins des communautés et tenter, dans la mesure du possible, d'y répondre. Les trois projets que nous appuyons aujourd'hui ont une composante commune qui est l'insertion de la jeunesse, et reflètent bien ce que nous visons à appuyer à travers le Fsd”, a déclaré Luc Hallade, ambassadeur de France aux Comores, lors de la signature d'un protocole de financement entre le Fonds social de développement (Fsd) et trois associations porteuses de projets, le 26 octobre à M'vouni-Bambao.
Les projets qui viennent de bénéficier de l'appui financier de la coopération française portent sur la gestion des déchets à Hantsambou, l'aménagement d'une médiathèque à M'vouni et l'ouverture d'une école maternelle
à M'beni.
Pour rappel, le Fsd est un outil mis à la disponibilité des associations et communautés villageoises. Son rôle consiste “à reconnaitre et à identifier les besoins de la population dans le but d'améliorer la vie quotidienne des Comoriens, en les aidant à mettre en place des activités génératrices de revenues pérennes”.
Le premier projet dont le montant est estimé à de 11.700 euros, soit
5.764.150f, vise à mettre en place un système de ramassage des déchets ménagers à Hantsanbou. Ce mécanisme dégagera assez de revenus pour assurer un emploi à temps plein et le renouvellement du matériel.
Quant au projet relatif à la médiathèque, doté d'une enveloppe de 39.692 euros, soit près de 20 millions de Fc, il constitue une activité sûre de revenus. L'argent qui sera ainsi recueilli servira à assurer l'entretien et le renouvellement des installations et du matériel, tout en permettant également de développer de nouvelles activités.
A Mbeni, le projet de l'Afbm (Association féminine de bienfaisance de Mbeni) dont le financement s'élève à plus de 62.700 euros, soit 30.852.660 Fc, est destiné à mettre en place un cadre de travail adéquat et propice à l'enseignement des enfants de 3 à 6 ans. En dehors de l'entretien et de l'acquisition de matériels, les revenus dégagés permettront de créer sept emplois. Au cours de l'élaboration de leur projet, l'Afbm a tissé des “liens constructifs” avec l'école française Henri Matisse.
Les trois projets totalisent un montant global d'environ 115.000 euros, soit près de 56 millions de Fc ; la part des bénéficiaires est de 26%. Ce deuxième financement s'ajoute à celui d'août dernier dont l'enveloppe totale était de 347.517,82 euros.
Mariama Ali Saïd, coordinatrice de l'association de M'béni, a déclaré : “nous sommes heureuse que le Fsd ait accepté de subventionner notre projet, puisque l'école maternelle de M'béni, étant la seule maternelle de la région, est en mesure d'accueillir tous les enfants de la région”. Et
Antonin Raoust, chargé du suivi des actions au Fsd, de poursuivre : “La pérennisation des activités lancées par notre projet est une priorité ; le Fsd est prêt à appuyer surtout les activités génératrices de revenus puisqu'elles sont susceptibles d'offrir des emplois aux jeunes. Avec cette signature, nous venons de boucler la tranche 2009, et j'appelle les associations de femmes et les groupements de jeunes à venir massivement avec leurs projets car les fonds sont là et attendent leurs projets''.


Mariata Moussa
Source : Al-watwan N° 1430 du 28 octobre 2009

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 10:15

Communiqué de l'Ambassade des Comores à Paris sur les suites du crash de Yemenia


Ambassade de l'Union des Comores
20, Rue Marbeau,


75116 Paris
Tel : 01 45 02 17 40

Paris, le 27 octobre 2009


Communiqué


Plus de trois mois après le crash du vol IY626 de Yémenia, l'enquête sur les circonstances de l'accident est en très bonne voie. Les résultats de l'analyse des boites noires par le Bureau Enquête et Analyse (BEA)seront restitués dans le courant du mois de novembre prochain à Moroni en présence des autorités comoriennes et de représentants de la France et du Yémen.

Par ailleurs, les 25 corps repêchés en Tanzanie ont été rapatriés le 23 octobre à Moroni. 19 corps sont formellement identifiés alors que 6 autres attendent le croisement d'ADN pour identifier les proches. En attendant la fin de ce processus et pour éviter des confusions, une commission d'identification se réunira le 16 novembre pour décider des mesures à prendre.

De son coté, l'Ambassadeur des Comores à Paris poursuit les démarches engagées avec la justice française et les assureurs de Yémenia pour faire avancer le dossier des indemnisations provisoires. Suite à une action menée par un avocat qui assure la défense des intérêts de quelques familles de victimes auprès du Tribunal de grande Instance de Paris, ce dernier a nommé M. Jean-Pierre ANCEL, un magistrat chargé de la médiation entre les familles et les assureurs de Yémenia. Nous avons émis le souhait qu'un plan d'indemnisation soit présenté les meilleurs délais.

M. Abdallah Mirghane demande aux proches des victimes de continuer à faire confiance aux autorités comoriennes, aux enquêteurs et à la justice et de s'approcher de l'Ambassade des Comores à Paris, pour toutes informations complémentaires.


source : Beit Salam

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 08:25

« Nous refusons d'être les boucs émissaires des querelles politiques interminables »


Conflits sociaux

Interview de Chabane Mohamed, dirigeant syndical :
« Nous refusons d'être les boucs émissaires des querelles politiques interminables »

Moroni, mardi 27 octobre 2009 (HZK-Presse) – Avant de prendre son vol pour Anjouan où il doit assister à un atelier de formation destiné aux leaders syndicaux, Chabane Mohamed, le Secrétaire national à l'organisation de la Confédération des Travailleurs Comoriens (CTC) a accepté de répondre aux questions de La Gazette et HZK-Presse. Dans cette interview, il brosse un tableau assez inquiétant de la situation salariale des fonctionnaires comoriens en général. Pour lui, il est inadmissible que l'Etat s'autorise de sauter d'un trait de plume « 6 mois de salaires en 2009 ».


Question : Quelle est la situation actuelle au niveau des salaires ?

Chabane Mohamed : Les fonctionnaires comoriens continuent de subir le cynisme politique de nos gouvernants. Six mois de salaires sont sautés en 2009, le programme FRPC est validé par le FMI et pourtant les salaires ne sont pas payés régulièrement. Le gouvernement ne respecte pas son engagement de payer avant le 15 de chaque mois au plus tard. Et puis, pourquoi un petit mois de salaire alors que le Ministre de la fonction Publique nous a dit qu'il y a deux mois de salaires ? Nous sommes sûrs que les recettes sont détournées à des fins électorales, car elles rentrent.

Question : Peut-on dire que le mécanisme convenu de sécurisation du paiement des salaires est interrompu ?

C.M. : Nous voulons êtes payés, un point c'est tout. Est-ce trop demander ? Ne trompons pas les fonctionnaires, ne les instrumentalisons pas. Si on veut payer, on peut payer. Le Vice- Président Ikililou Dohoinine ne peut pas continuer à nous faire souffrir comme il le fait.

Question : Qu'est-ce qui explique ce blocage dans le paiement des salaires et comment sortir de l'impasse ?

C.M. : Pour nous, ce blocage est la preuve que nos gouvernants, toutes tendances confondues (Union et iles), sont insensibles aux souffrances des travailleurs comoriens. Le salaire est un droit et ne doit en aucun moment être utilisé instrumentalisé politiquement : le gouvernement de l'Union ne peut pas se contenter de dire que l'argent est versé alors que les fonctionnaires ne l'ont pas perçu. Et en bloquant les états de salaire des fonctionnaires exerçant sous l'autorité du gouvernement de Ngazidja cela ne pénalise pas Sambi mais les agents de l'Etat. Nous refusons d'être victimes de leurs querelles interminables. Les comoriens ne leur ont pas accordé leur confiance pour qu'ils aggravent leur misère !

Question : Le gouvernement a-t-il ouvert des négociations avec la CTC, suite à la mobilisation nationale du 13 octobre dernier et à votre appel de 48h d'arrêt de travail ?

C.M. : Le gouvernement n'a pas bougé le petit doigt. Nous sommes satisfaits de la mobilisation et l'appel à l'arrêt de travail de 48h a été largement suivi. Nous allons à Anjouan pour un atelier national de formation syndicale, en partenariat avec le Bureau International du Travail, du 28 au 30 octobre 2009. Dès notre retour, nous chercherons à rencontrer les différents Ministres, à commencer par celui chargé des Finances. Nous affinons notre plate- forme revendicative pour l'occasion. Si leurs réponses sont satisfaisantes, tant mieux, sinon nous mobiliserons encore les travailleurs pour une autre action d'envergure.

Propos recueillis par A.Nabahane
271009/an/hzkpresse/6h00
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 16:52

Tribune Libre : UNE CARICATURE DE LEGISLATIVES PLEBISCITAIRES

Tribune Libre : UNE CARICATURE DE LEGISLATIVES PLEBISCITAIRES
TRIBUNE LIBRE:

Le président Ahmed Abdallah Sambi a remporté une très large victoire au référendum du dimanche 17 mai 2009, sur les réformes constitutionnelles qui visait implicitement à proroger la durée de sa présidence jusqu'à 2013 au lieu de 2010 . Sambi, parvenu au pouvoir à la faveur d'une élection pluraliste et démocratique en mai 2006 , a vu sa proposition obtenir plus de 90 % des suffrages, la participation atteignant plus de 60%, d'après les chiffres officiels. Cependant les résultats de ce référendum sont fortement contestables. D'après Human Rights Watch , les irrégularités observées au cours du référendum ont dépassé ses pires craintes.

D'après les observateurs bénévoles et indépendants, la très grande majorité des votants étaient des « électeurs captifs » : chômeurs en quête de travail, employés des institutions étatiques, travailleurs dans les sociétés d'Etat, prisonniers, des déplacés anjouanais.... .etc.

La participation volontaire a en vérité été très faible. Les femmes – mis à part les fonctionnaires , se sont abstenues en masse, le mot d'ordre de boycott de l'opposition ayant été bien suivi . Par ailleurs, on a aussi dénoncé la grande fréquence des votes multiples. Dans l'une des circonscriptions par exemple, les électeurs ont pu voter dans chacun des 11 bureaux de vote. En l'absence de listes électorales, seule une marque à l'encre « indélébile » sur la main des électeurs devrait empêcher les votes multiples, or dans de nombreux endroits, ce marquage n'a pas eu lieu et en tout état de cause, l'encre était délébile...

L'on rapporte également la distribution de faux papiers : les autorités ont émis des papiers photocopiés faisant office de cartes d'identité. Des Malgaches, des refoulés de Mayotte et des Anjouanais ambulants auraient ainsi été autorisés à voter. Dans de nombreux bureaux de vote, les assesseurs et les militaires ont reçu l'instruction de bourrer les urnes.

Le secret du vote n'a pas du tout été respecté. De nombreux électeurs ont été vus en train de tamponner les bulletins en face des assesseurs. Bien que les gens étaient libres de voter où qu'ils se trouvent, des bus entiers de personnes ont été voter à des kilomètres de chez eux.Même des enfants issus des familles de la mouvance présidentielle ont été encouragés à voter. La manière dont les électeurs ont été amenés à voter et l'abus flagrant des procédures électorales ont perverti le concept même de choix démocratique . Cette expérience prétendument démocratique jette une ombre inquiétante sur la renaissance démocratique aux Comores.

A quelques semaines des élections législatives, les observateurs notent que les interventions du Chef de l'Etat sur le terrain constituent une escalade spectaculaire dans la généralisation de la corruption politique aux Comores, éloignant chaque jour tout espoir de démocratie dans ce pays. En effet, ce n'est pas l'Etat qui intervient dans les milieux ruraux mais c'est la Fondation Sambi/Hajira Djoudi ,autrement dit la Fondation 2 000 000fc qui fait désormais la campagne des élections législatives de la mouvance. Partout où Sambi passe, il signe un chèque de 2 000 000 fc.

Cette nouvelle façon de faire intervient dans un contexte d'atteintes répétées contre la démocratie et les droits de l'Homme. Les décisions arbitraires de mettre des politiques en prison, le fait de monnayer la souveraineté du pays, la vente de la citoyenneté nationale, les assassinats politiques, les opérations organisées d'évasions des prisonniers, la mainmise sur le judiciaire , l'instrumentalisation des médias laissent planer beaucoup de doute sur les législatives annoncées. Le Président Sambi organise un simulacre d'élections législatives où la corruption électorale semble déjà flagrante . Ces violations des droits fondamentaux constituent et créent les conditions d'une radicalisation et de la généralisation des appétits d'une violence politique aux Comores.

C'est pourquoi, il est important et nécessaire de pousser les autorités comoriennes à :

-diligenter une enquête indépendante et impartiale chargée de faire la lumière sur les assassinats politiques notamment celui de M. Farouk Mohamed et traduire les responsables devant la justice, en assurant le respect du droit à un procès équitable ;

-garantir l'intégrité physique et morale des acteurs politiques aux Comores;
-garantir l'intégrité physique et une liberté d'action effective aux avocats et journalistes indépendants, opposants politiques, défenseurs des droits de l'Homme et acteurs de la société civile.

Pour illustrer cette requête,il est important que ceux qui étaient à l'origine de l'assassinat du syndicaliste,Farouk Mohamed sont déjà dans la course des élections législatives dans la circonscription de Hambou.

Aujourd'hui, l'Union Africaine n'entends pas déployer des observateurs militaires et civils, à l'occasion des législatives. Mais à ceux qui financeront le scrutin de connaitre dès maintenant les garanties d'une élection libre, démocratique et transparente qui ne sera pas à l'image des présidentielles iraniennes.


Ali Mohamed Tabibou

# Posté le mardi 27 octobre 2009 16:35

Ndzuani. Une pléthore de candidatures

Ndzuani. Une pléthore de candidatures

Trente-quatre candidats pour les législatives, et trente-huit autres pour le scrutin des conseillers de l'île. Tel a été, jusqu'à hier, le nombre total de dossiers de candidatures reçus à la Commission électorale insulaire (Cei) de Ndzuani.

Dans la course vers Hamramba, siège de l'assemblée nationale, Mutsamudu bat le record du nombre de candidatures, soit onze prétendants dont une femme. Nyumakélé, la région la plus peuplée, aligne dans ses deux circonscriptions sept candidats, tout comme les huitième et neuvième circonscriptions de Ouani. A Domoni, où se situent les dixièmes et onzièmes circonscriptions, cinq personnes se partagent l'arène. Sima, la cinquième, ne verra s'opposer que quatre candidats. Par contre, pour le siège de conseiller de l'île, cette région en ramasse à la pelle : pour l'heure, l'on compte onze prétendants pour quatre circonscriptions. Ce décompte s'inspire des dossiers de candidatures déjà déposés. Bien sûr, le délai de dépôt ayant été prolongé d'une semaine, cette liste pourrait connaître quelques modifications.
Pour le moment, la Commission électorale insulaire (Cei) refuse de communiquer les noms des candidats, sous prétexte que leurs dossiers de candidatures ne sont pas encore officialisés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Le président de ladite commission, Allaoui Djaanfar, assure que ''tout va bien pour l'heure''.
S'agissant du paysage politique, si la Cei ne peut donner ni les noms ni d'autres renseignements sur les candidats, la tradition anjouanaise du “Duwa Ndjema” (qui consiste à annoncer son projet de candidature à ses amis avant de l'officialiser) révèle au public quelques profils. Et, parmi la pléthore de prétendants ''sans étiquette'', l'on retrouve quelques vieilles figures de la scène politique nationale. Dans le Nyumakélé, Moussa Houmadi, ancien postulant à la présidence de la République sous les couleurs du Front démocratique (Fd) serait en lice. Dans la région Shissiwani, Mohamed Djaanfari referait surface, de même qu'un très familier Antoy Abdou, qui préfére briguer le siège de conseiller. Si, comme cela nourrit les nombreuses spéculations à leur sujet, les deux vétérans portent l'étendard de l'opposition, cela pourrait bien donner du fil à retordre à la mouvance présidentielle. Au centre, le terrain semble mieux dégagé, d'après certaines analyses. Il n'est cependant pas à exclure que Bacar Abdou, actuel maire de la capitale et candidat du Muruwa, puisse bien impressionner ses adversaires du pouvoir, en tant qu'ancien député de l'île, à l'époque plutôt bien élu.
Il faut, par ailleurs, dire que le contexte anjouanais est tout à fait particulier. Dans cette île où, quelques mois après chaque élection, l'on se rappelle à peine des noms des partis politiques jadis en compétition,
il est difficile de savoir vraiment qui représente quoi !
Sardou Moussa

Source : Al-watwan N° 1429 du 27 octobre 2009


source :AL WATAWAN

# Posté le mardi 27 octobre 2009 12:22

Modifié le mardi 27 octobre 2009 16:22

Pénurie d'eau. Le bal des jerrycans

Pénurie d'eau. Le bal des jerrycans

Le bal des jerrycans. Ainsi pourrait-on nommer ces scènes de la vie quotidienne en ces temps de pénurie d'eau. Ici, c'est un véhicule qui relie la région de Hamahamet ; son porte-bagages ploie sous les poids d'une dizaine de bidons d'eau. Là, c'est une autre automobile qui arrive de Dimani, chaque passager est muni de son jerrycan pour rechercher le précieux liquide à Moroni.
Le spectacle se répète presque quotidiennement.
Des images désolantes qui illustrent à merveille les conditions de vie dans l'arrière pays. Hamahamet et Mboinkou sont les régions les plus durement touchées par le phénomène. Des familles entières sont obligées de passer la soirée le diable au ventre. "Il y a beaucoup de ménages qui ne font pas la cuisine à cause de cette pénurie d'eau. Il faut faire des kilomètres pour se procurer de l'eau. Ce sont les habitants de Nyadomboeni-Hamahamet qui nous viennent souvent au secours", raconte le jeune Youri Abdou, originaire de Chezani.
Dans ce chef-lieu de Mboinkou, les villageois n'ont pas pu maitriser l'incendie qui s'est déclaré, il y a un mois, dans le foyer de Mariama Mhoma. Le feu a tout ravagé. "S'il n'y avait pas cette crise d'eau, on aurait pu sauver la maison. Malheureusement, rien n'a pu être récupéré", ajoute Youri Abdou. La même scène s'est produite à
Ntsaouéni. Ici, l'incendie a consumé deux enfants en bas âge, fin juillet dernier.
Mme Nourdine Bastuya confirme que "des habitants de Mboinkou font tous les jours des files indiennes à Mbeni à la recherche d'un seau d'eau. Récemment, nous avons appris que des jeunes de Mboinkou venaient prendre de l'eau à Hamahamet pour aller vendre cela au prix fort, soit 350Fc le litre".
La chasse à l'eau
Le village de Nyumamilima (Mboinkou) n'est pas épargné par cette crise d'or bleu. Certes, chaque foyer dispose au moins d'une citerne, mais toutes ces réserves d'eau sont sèches. Boina Abdou Saïd, entre deux jerrycans de 20 litres chacun, raconte : "Je suis venu à Moroni, juste pour pouvoir ramener de l'eau chez moi. Je compte rentrer avec 5 ou 6 bidons". Et d'ajouter : "Depuis deux jours, ma femme n'arrive pas à faire la cuisine parce que nous manquons de l'eau à la maison". Les habitants de Nyumamilima se servent de quelques réserves d'eau de Moidja et Dimadjou-Hamahamet pour subvenir à leurs travaux culinaires ou ménagers.
A la faveur de cette pénurie, les recettes de la Ma-mwe ont littéralement explosé. "Nous vendons 1m3 d'eau à 220Fc. Nous avons constaté que, depuis quelques mois, les besoins d'achat ont considérablement augmenté, mais nous en ignorions les raisons", nous a déclaré
Moussa Mmadi, directeur de l'eau à la Ma-mwe.
Des camions-citernes assurent quotidiennement le ravitaillement de familles entières en eau.
L'établissement Saïd Hassani et Fils effectue chaque jour quatre rotations au nord, à Mboinkou et
Hamahamet en particulier. Un camion de 8.100m3 se rend dans ces deux régions chaque troisième jour. "Ces camions arrivent, certes, ici tous les jours, mais ils vendent l'eau au litre. Ce n'est pas un don.
Cette crise d'eau, doublée de la crise financière, ne permet pas à beaucoup de gens de se payer ce luxe", a dit Mohamed M'madi Abdou, originaire de Nyumamilima. Les régions de Oichili et Dimani sont aussi touchées par cette pénurie. "Nous n'avons pas mangé le week-end dernier parce que ma femme n'avait pas de l'eau à domicile. Elle ne pouvait pas non plus aller puiser ailleurs à cause de son état physique", confirme un habitant d'Itsinkudi. Mme Baraka Athoumani témoigne : "je vois des dizaines de familles de mon village puiser chaque jour de l'eau chez moi. Je commence à sentir une diminution importante de l'eau dans mes citernes". Et de conclure : "je ne peux pas les en empêcher, car l'eau est primordiale dans la vie comme le dit le Saint Coran".


Elie-Dine Djouma.
Source : Al-watwan N° 1429 du 27 octobre 2009
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 12:19

Modifié le mardi 27 octobre 2009 16:14

Des complotistes mettent en cause la Marine française dans le crash de l'Airbus de la Yemenia


Des théories du complot font florès autour du crash de l'Airbus A310 de la compagnie yéménite Yemenia effectuant le vol IY626 entre Sana'a (Yemen) et Moroni (Comores), et qui a provoqué la mort de 153 personnes le 30 juin 2009. Dès le 5 juillet 2009, et peut-être avant, des rumeurs ont émergé, faisant état d'un tir de missile antiaérien par un navire de la Marine française qui aurait participé à des manoeuvres non annoncées aux abords des Comores. Il semblerait que ces légendes aient été initiées par le journal de langue arabe basé à Londres, Al-Sharq Al-Awsat . Des dizaines de sites internet prennent désormais cette carabistouille comme argent comptant , et la requête "missile yemenia french navy", effectuée vers 23 h 45 hier sur Google, donne 1.270 occurrences. La même requête en français donne 1.320 occurrences.

Précisons que cette rumeur est sans le moindre fondement. Renseignement pris, aucun navire de la Marine française ne se trouvait dans les parages de Moroni lors du crash de l'avion. Les deux bâtiments les plus proches, la frégate Nivôse et le patrouilleur La Rieuse se trouvaient chacun à plus de 800 km. Dépêchés par Paris pour participer aux recherches, les deux navires sont arrivés au large des Comores les 1er et 2 juillet. Aucun de ces bateaux ne dispose d'armement antiaérien. Les trois autres navires présents dans la zone sud de l'océan Indien - patrouilleurs Albatros et La Boudeuse , frégate Floréal - n'ont pas quitté leur port d'attache à La Réunion.

La mise en cause de la Marine française, y compris le 24 octobre par l'agence officielle yéménite , pourrait s'expliquer par la volonté de certains acteurs locaux de faire payer par la France les dommages et intérêts qui sont dus aux familles des victimes. À Paris, on refuse de s'engager dans la moindre polémique, et on attend le décryptage des boîtes noires de l'appareil.


Source : point.fr
Par Jean Guisnel

# Posté le mardi 27 octobre 2009 16:44