La campagne électorale à Anjouan entre dans sa dernière ligne droite

 La campagne électorale à Anjouan entre dans sa dernière ligne droite

La campagne électorale à Anjouan entre dans sa dernière ligne droite
Moroni, Comores (PANA) – A près de 48 heures de la clôture de la campagne électorale à Anjouan, vendredi prochain à minuit, les cinq candidats investissent toute l'île en y déployant leurs dernières énergies. 11/06/2008


Un incendie au port de Moroni vite maîtrisé Moroni, Comores (PANA) - Un navire comorien, Bushralher, a pris feu au port de Moroni, a indiqué mercredi en début de soirée, la brigade de gendarmerie portuaire de Moroni qui n'a relevé aucune victime. 11/06/2008


Le président Ahmed Abdallah Sambi en visite officielle en Iran

Moroni, Comores (PANA) - Le chef de l'Etat comorien, Ahmed Abdallah Sambi, se rend mardi soir à Téhéran, en Iran, pour une visite officielle avant l'étape de Cotonou, au Bénin, où il prendra part au Sommet des chefs d'Etat de la Communauté des Etats sahélo-sahéliens (CEN-SAD), prévu le 17 juin prochain. 10/06/2008
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# Posté le jeudi 12 juin 2008 12:05

Un incendie au port de Moroni vite maîtrisé

Moroni, Comores - Un navire comorien, Bushralher, a pris feu au port de Moroni, a indiqué mercredi en début de soirée, la brigade de gendarmerie portuaire de Moroni qui n'a relevé aucune victime. Selon les gendarmes, l'incendie a été rapidement maîtrisé par les pompiers de la société comorienne des hydrocarbures située à quelques dizaines de mètres du port.

Des ouvriers étaient en train de peindre le bateau alors que d'autres colmataient des brèches en faisant de la soudure. "Ce sont les étincelles dégagées par celle-ci qui, au contact de la peinture avaient provoqué l'incendie", ont indiqué les gendarmes.

"La peinture est une matière très inflammable", a précisé l'un des gendarmes du port, satisfait que les seuls dégâts enregistrés soient les toilettes du bateau "qui sont totalement détruites et hors d'usage".

Moroni - 11/06/2008

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# Posté le jeudi 12 juin 2008 12:02

Les Comores à l'heure des passeports biométriques


APA - Moroni (Comores) La Direction nationale de la sûreté du territoire (DNST) a délivré, mardi, le premier passeport biométrique au président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi.
« A l'heure où le monde entier se met à la biométrie dans le cadre de la lutte contre le terrorisme international, il n'y a pas de raison que les Comores soient à la marge. Ces passeports biométriques permettront aussi de réduire au maximum la fraude documentaire aux Comores. Désormais, chaque Comorien aura une identité unique » a déclaré à APA le directeur général de la DNST, Abou Achirafi.
Les documents de voyage en cours de validité sont valables jusqu'au mois de mai 2009, a-t-il précisé.
« La SNST est actuellement à l'essai, mais c'est à partir de juillet que nous commencerons à délivrer officiellement ces passeports biométriques, en même temps que les cartes d'identité biométriques » a indiqué M. Achirafi, avant d'ajouter que la délivrance se limite actuellement à des cas ''d'extrême urgence''.
Le passeport biométrique qui sera mis en circulation coûtera au demandeur 60 euros contre 50 de la même monnaie pour l'ancien passeport. « Nous allons raccourcir les délais de délivrance.

IMof/APA
10-06-2008
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# Posté le mercredi 11 juin 2008 12:06

Salord, consul des Comores divise la diaspora

Salord, consul des Comores divise la diaspora

L'ancien adjoint au maire nommé par le président Mohamed Sambi
Stéphane Salord figure au nombre de ceux qui ont tout perdu lors de la dernière élection municipale. Ancien adjoint (UMP) de Maryse Joissains, ancien vice-président de la Communauté du pays d'Aix, il s'est retrouvé dépourvu de mandat quand la bise électorale fut venue. L'homme vient pourtant d'accéder à une nouvelle fonction, qui suscite la controverse. Par une décision qui lui a été notifiée le 14mai, il est nommé, par le conseil des ministres des Comores, consul honoraire à Marseille.
L'idée d'une représentation comorienne dans la cité phocéenne, forte de 70 000 ressortissants de l'archipel (Moroni, la capitale, compte 60 000 habitants) germe depuis longtemps. Jusqu'à présent, toutes les démarches administratives liées à l'état civil devaient être effectuées auprès de l'ambassade à Paris. Une galère pour les Comoriens de Marseille et la région, qui avaient souvent recours à des associations pour faire la jonction avec la capitale.
En soi, un consulat à Marseille serait donc une bonne nouvelle. Sauf que la personnalité de Stéphane Salord divise la communauté. "Bien sûr, ce que nous souhaitons, c'est un consulat général (1) plutôt qu'honoraire , argumente Nasser Boina, proche de l'UMP, membre de l'Union des Comoriens de France et ancien colistier de Jacques Rocca-Serra dans les 2e et 3 e arrondissements de Marseille. Ce n'est pas possible pour des raisons budgétaires. Alors, nous devons être pragmatiques. Stéphane étant proche des Comoriens, c'est une chance."
Stéphane Salord, pour sa part, a déjà endossé les habits de consul, même si la France n'a pas encore accrédité sa nomination. Il refuse ainsi de s'étaler sur la polémique qui porte d'abord sur le fait qu'il est français et, surtout, sur sa proximité avec la majorité en place
"Quand on connaît la politique comorienne, tout ça n'a que peu d'intérêt, se défend-il. La question ne se pose pas en terme de rapport de force. Un consul est là pour régler des questions administratives. Mon premier devoir, c'est la neutralité. Je n'ai pas compétence à prendre position dans les relations franco-comoriennes. Après, si je m'engage en politique, c'est mon problème."
Dans ce dossier épineux, quand on connaît la nature de la relation entre la France et les Comores, chaque camp se défend de vouloir politiser le débat. Pourtant, nombre de protagonistes affichent plus ou moins clairement une proximité avec un parti, de droite ou de gauche d'ailleurs.
Si le processus va à son terme, Stéphane Salord devrait être installé boulevard du Capitaine-Gèze, dans le 14e arrondissement, en octobre. D'ici là, ses opposants se seront fait entendre.
(1) Un consul général aurait été obligatoirement haut fonctionnaire comorien. Un consul honoraire ne perçoit pas de salaire.

La réaction de Saïd Ahmada / président de la Chambre de commerce franco-comorienne
"On boycottera le consulat et on manifestera"
Pour les proches de Stéphane Salord, Saïd Ahmada n'a pas de légitimité au sein de la diaspora, même s'il occupe la fonction de président de la Chambre de commerce franco-comorienne. Lui, pourtant, affirme avoir derrière lui la grande majorité de la communauté.
Tête de liste du MoDem aux dernières municipales dans les 15e et 16earrondissements, il conteste aussi vouloir politiser le dossier: "Nommer un consul honoraire dans une ville qui compte 70 000 Comoriens, c'est faire preuve de mépris. Cela signifie qu'il n'y a pas de ressortissant capable d'occuper cette fonction ?", s'indigne-t-il. Lui-même par exemple ? "Je ne suis pas candidat", réfute-t-il.
Saïd Ahmada n'accepte pas non plus l'excuse budgétaire : "Cela ne tient pas. Nous avons calculé que le seul coût de tous les documents administratifs permettrait l'autofinancement d'un consulat général. Et encore, nous n'avons pas pris en compte les cartes consulaires."
Évidemment, l'engagement de Stéphane Salord à l'UMP est pour lui un obstacle : "lI cautionne la politique d'immigration de Brice Hortefeux, alors même que nous avons un problème avec nos ressortissants qui passent par Mayotte." Saïd Ahmada veut aller jusqu'au
bout :"Nous boycotterons ce consulat. S'il le faut, nous manifesterons à Marseille et aux Comores."

Par Samir Heddar
Source: La Provence
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# Posté le mercredi 11 juin 2008 12:05

Présidentielle d'Anjouan : Sur la dernière ligne droite

Présidentielle d'Anjouan : Sur la dernière ligne droite

A cinq jours du premier tour du scrutin, le 15 juin, deux candidats semblent courir en tête de course et jouir du statut de favori. Ces deux principaux challengers, Moussa Toybou et Mohamed Djaanfari, se livrent-ils, aussi, un combat sans merci et semblent avoir déjà jeté toutes leurs forces sur la bataille.
De part les ralliements de dernière minute et les déclarations des uns et des autres, il se confirme que la ligne de démarcation entre les deux prétendants reste la lutte contre le séparatisme.
Moussa Toybou vient de réussir à Mrémani, la capitale de sa région natale de Nyumakele, un meeting monstre de près de 3000 personnes, qui rappelle les rassemblements de Sambi au cours de sa campagne présidentielle de 2006.
C'est le premier évènement de la campagne. Une démonstration de forces qui dément les pronostics de certains médias étrangers qui de loin vont jusqu'à accréditer à un seul candidat 70% des suffrages alors que sur le terrain rien, pour le moment, ne laisse présager d'une telle éventualité.
Au cours de ce meeting les discours de l'équipe de campagne de Moussa montrent qu'ils sont passés à l'offensive avec comme thème centrale ''l'enterrement définitif du séparatisme''.
Lorsque le candidat Moussa annonce ''je remercie particulièrement la population de Nioumakélé pour avoir donné, par ce rassemblement, la preuve que nous pouvons réussir cette élection'', un de ses proches partisans de Domoni, Ibrahim Mohamed Allaoui invite la région à saisir cette occasion car c'est une chance pour Anjouan et les Comores : ''c'est notre chance, soyons conscients''. Le professeur d'Histoire Mohamed Anfane conclut : ''cette fois-ci, acceptons que nous allons enterrer définitivement le séparatisme avec tous ceux qui l'incarnent et qui sont dans le même 'bateau''. Un jeu de mot qui ne trompe pas.
Mohamed Djaanfari n'est pas du reste. Avec son équipe de campagne, ils multiplient les formules originales pour maintenir le contact avec les électeurs sur le champ après leurs meetings de Wani et Domoni. Ils ont eu dans cette optique à passer des nuits à Nyumakelé ou Ngazale pour la région de Domoni.
Ce qui est sûr, c'est que l'un comme l'autre bénéficie de soutiens non négligeables et de poids. L'élection est assez souvent une affaire de la ville de Sima pour Mohamed Djaanfari et de Ongoju en ce qui concerne le candidat Moussa Toybou. Dans ces deux localités, la mobilisation des futurs électeurs est à son paroxysme. Partout dans les autres villes et villages de l'île les femmes de Sima ou de Ongojou sillonnent et s'engagent à la recherche de soutien pour leur candidat r e s p e c t i f.
Mais parfois les voies divergent. Le candidat Moussa semble bénéficier du soutien de la majorité des jeunes, des femmes, des jeunes cadres qui voient en lui ''un homme d'espoir et qu'avec son soutien de poids de la mouvance du président Sambi on peut souhaiter gérer les Comores sans heurts entre l'Union et l'île autonome d'Anjouan''.
A l'opposé, son principal adverse dans la course à Dari-Nadjah bénéficie du soutien de certains leaders catalogués ''séparatistes''. On peut citer le cas de Chamasse Saïd Omar, ancien homme fort aux plus forts moments de temps de l'''Etat d'Anjouan'' et fervent militant du ''rattachement'' à l'ancienne puissance coloniale. Alors qu'il a été éclipsé complètement de la scène, voilà qu'à la surprise générale Chamasse devient l'un des principaux orateurs lors du meeting du candidat Djaanfari à Domoni le 7 juin dernier. Derrière lui, on peut apercevoir aussi le reflet de la Crc, selon certaines rumeurs persistantes dans l'île. En outre Mohamed Djaanfari peut également compter sur un cercle d'hommes d'affaires qui gravite autour de lui. Comme son équipe de campagne, le candidat Djaanfari tient un discours qui s'oppose au régime de Sambi.
Toutefois il est à souligner qu'au cours de cette campagne les échanges verbaux souvent stérils viennent de toute part. Au risque de dérouter les électeurs.
Abidhar Abdallah
Al-watwan N° 1089 du 10 juin 2008
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# Posté le mardi 10 juin 2008 15:22